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Moyen Orient et Monde - Conflit

Raids sur une mosquée en Syrie, au moins 42 morts

Une table du restaurant touché par un attentat-suicide dans le quartier al-Rabweh à Damas, mercredi. Handout/SANA/Reuters

Au moins 42 personnes, des civils pour la plupart, ont été tuées et une centaine blessées hier dans des raids aériens sur une mosquée, a indiqué une ONG. « Des avions non identifiés ont mené des raids sur une mosquée dans l'ouest de la province d'Alep à l'heure de la prière, tuant 42 personnes, en majorité des civils », a affirmé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Les secours sur place tentaient d'extraire des personnes coincées sous les décombres de la mosquée du village d'al-Jineh, situé à 30 km à l'ouest de la ville d'Alep, selon l'ONG. Plusieurs personnes sont portées disparues. « Plus de 100 personnes sont blessées », a ajouté M. Abdel Rahmane, en soulignant que le bilan des morts risquait de s'alourdir.
La localité est sous contrôle des groupes rebelles. Selon des images diffusées par des militants antirégime et présentées comme celles du drame, le bâtiment semble entièrement détruit. On y voit des Casques blancs, ces célèbres secouristes des zones rebelles de Syrie, aidés de torches fouillant dans les décombres et parvenant à en tirer un survivant aussitôt emmené vers une ambulance.

Al-Nosra condamne
Par ailleurs, les jihadistes de l'ex-branche d'el-Qaëda ont nié toute implication dans le double attentat ayant fait 32 morts mercredi à Damas, tandis que le groupe rebelle islamiste Jaïch al-Islam en a rejeté la responsabilité sur le régime. Fateh al-Cham « nie toute relation avec les attentats de Damas », a indiqué l'ex-branche d'el-Qaëda en Syrie dans un communiqué diffusé dans la nuit. « Ses cibles se limitent aux branches des services de sécurité et aux casernes militaires du régime criminel et de ses alliés », a précisé le groupe qui se fait appeler depuis janvier Tahrir al-Cham après avoir fusionné avec des groupes rebelles.
Deux attentats-suicides ont frappé mercredi dans la capitale syrienne un tribunal et un restaurant, tuant au moins 32 personnes, le jour du sixième anniversaire du début de la guerre en Syrie. Le double attentat n'avait toujours pas été revendiqué hier.
De son côté, l'Armée de l'Islam, un mouvement rebelle présent dans la banlieue de la capitale, a dénoncé dans un communiqué les explosions meurtrières. « Ces attentats servent deux objectifs principaux du régime d'Assad : coller l'étiquette du terrorisme sur la révolution (...) et susciter la dissension entre les fils du même peuple. » « Celui qui largue des barils explosifs sur la tête des civils dans les zones libérées (rebelles) n'hésite jamais à planifier de telles choses pour rester au pouvoir et détourner l'attention de ses crimes odieux », ajoute ce groupe, en référence au régime.
Mercredi soir, un autre groupe rebelle islamiste, l'influent Ahrar al-Cham, avait également condamné « dans les termes les plus forts les attentats terroristes criminels ».
Pour l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, ces attaques visent « à saboter le processus politique » qui doit reprendre le 23 mars à Genève sous l'égide des Nations unies.

(Source : AFP)

Au moins 42 personnes, des civils pour la plupart, ont été tuées et une centaine blessées hier dans des raids aériens sur une mosquée, a indiqué une ONG. « Des avions non identifiés ont mené des raids sur une mosquée dans l'ouest de la province d'Alep à l'heure de la prière, tuant 42 personnes, en majorité des civils », a affirmé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Les secours sur place tentaient d'extraire des personnes coincées sous les décombres de la mosquée du village d'al-Jineh, situé à 30 km à l'ouest de la ville d'Alep, selon l'ONG. Plusieurs personnes sont portées disparues. « Plus de 100 personnes sont blessées », a ajouté M. Abdel Rahmane, en soulignant que le bilan des morts risquait de s'alourdir.La localité est sous contrôle des groupes...
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