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Moyen Orient et Monde

Carlos, figure du terrorisme des années 70-80, jugé à Paris

Près de 43 ans après un attentat à Paris qui fit deux morts et des dizaines de blessés, le Vénézuélien Carlos a assumé son passé au nom de la « révolution », devant la cour d'assises de Paris où s'est ouvert hier son procès pour « assassinats » terroristes. Figure du terrorisme internationaliste des années 1970-1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, 67 ans, va être jugé pendant trois semaines par une cour spéciale composée de magistrats, pour l'attentat le plus ancien que lui reproche la justice française, et le dernier pour lequel il comparaîtra en France. Un peu vieilli, blanchi, amaigri mais souriant et élégamment vêtu, Carlos a fait son apparition dans le box des accusés. Il a observé la salle, baisé la main de son avocate, Isabelle Coutant-Peyre, avec laquelle il s'est marié religieusement en 2001, avant d'envoyer des baisers aux journalistes. « Personne n'a exécuté plus de personnes que moi, dans la résistance palestinienne. Mais je suis le seul qui a survécu. Dans tous les combats, il y a des victimes collatérales, c'est malheureux », a-t-il lancé. « J'aime les gens. Je suis une personne bonne, je n'aime pas la violence », a affirmé l'accusé, qui a revendiqué 1 500 morts pour son organisation et 80 de ses propres mains. Carlos est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Mais le Vénézuélien a déjà été condamné à deux reprises à la peine maximale pour le meurtre de trois hommes et pour quatre attentats à l'explosif qui ont fait onze morts et près de 150 blessés. Le procès aura donc pour enjeux d'apporter un éclairage historique et de répondre à l'attente des victimes.

Près de 43 ans après un attentat à Paris qui fit deux morts et des dizaines de blessés, le Vénézuélien Carlos a assumé son passé au nom de la « révolution », devant la cour d'assises de Paris où s'est ouvert hier son procès pour « assassinats » terroristes. Figure du terrorisme internationaliste des années 1970-1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, 67 ans, va être jugé pendant trois semaines par une cour spéciale composée de magistrats, pour l'attentat le plus ancien que lui reproche la justice française, et le dernier pour lequel il comparaîtra en France. Un peu vieilli, blanchi, amaigri mais souriant et élégamment vêtu, Carlos a fait son apparition dans le box des accusés. Il a observé la salle, baisé la main de son avocate, Isabelle Coutant-Peyre, avec laquelle il s'est marié religieusement en...
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