La candidate d'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, a estimé hier que 40 ans d'immigration et d'« absence de toute politique » en la matière avaient engendré « la perspective d'une guerre civile », plaidant pour une « consultation nationale » sur l'« accès à la citoyenneté ». « La situation est devenue incontrôlable quand, année après année, c'est par millions que se sont établis en France des migrants », a lancé la chef de file du parti anti-immigration et anti-euro, Front national (FN), lors d'une conférence sur la citoyenneté à Paris. « Une partie ont recréé leur communauté d'origine et vivent en pratiquant une langue, selon des mœurs et des lois qui ne sont pas de France, sur le sol français », a poursuivi la candidate de 48 ans. Et « dans les années 2000, une partie des migrants et de leurs enfants sont entrés en guerre contre la France », a-t-elle affirmé. « Depuis 40 ans au moins, a-t-elle jugé, tout observateur lucide et objectif voit monter les problèmes quand, depuis trop d'années, d'intimidations en intimidations et d'agressions anti-Français en actes terroristes, la perspective de la guerre civile n'est plus un fantasme. » Face à cela, Mme Le Pen a plaidé pour une « politique de citoyenneté », qui passerait, si elle est élue présidente, par « une consultation nationale sur un sujet précis : les conditions d'entrée, de séjour et d'acquisition de la nationalité ».
Moyen Orient et Monde
Pour Le Pen, l’immigration a engendré « la perspective d’une guerre civile »
OLJ / le 14 mars 2017 à 00h55


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