Le mufti Deriane au congrès du Caire.
C'est un nouveau lexique civique que le mufti de la République a utilisé hier depuis Le Caire, pour évoquer les rapports entre les citoyens d'un même État arabe. Un lexique puisé à la source, inspiré directement des nouvelles résolutions du congrès islamo-chrétien d'al-Azhar, qui s'est tenu les 28 février et 1er mars au Caire, sous la présidence du cheikh Ahmad el-Tayyeb, grand imam d'al-Azhar, la plus haute autorité sunnite du monde arabe.
Prenant la parole à l'ouverture du congrès général du Conseil supérieur des affaires islamiques, à l'invitation du ministère égyptien des Wakfs, le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, a affirmé : « Nos patries sont en danger. Il nous faut raffermir les notions de citoyenneté et de complémentarité à l'intérieur des sociétés arabes. Le congrès d'al-Azhar nous a mis sur le bon chemin, face aux idées extrémistes. Nous devons passer de la théorie à la pratique pour assurer une coexistence pacifique entre les hommes, indépendamment de leur appartenance religieuse, et renforcer le dialogue entre les religions, du seul point de vue de l'appartenance à la communauté humaine (...) Je le dis au nom des délégations présentes, al-Azhar représente les musulmans de toutes les régions et provinces arabes. »
Par ailleurs, dans une allusion aux rapports intermusulmans, le mufti Deriane a ajouté : « Les chefs religieux (musulmans) dans le monde ont le grave devoir de répandre la culture de la paix, face aux difficultés et défis qui menacent l'humanité. » Le mufti a notamment invité les chefs religieux « à prendre soin des rapports qui s'établissent entre eux pour arracher les peuples aux griffes de la mort et du sang versé ».


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