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Arrêt sur image

Quand Mohammad écoute « Hekaya » dans sa chambre dévastée à Alep-Est

Joseph Eid/AFP

Mohammad Mohiedine Anis, 70 ans, avait quitté sa maison dans le quartier de Chaar à Alep-Est durant la guerre pour retrouver une bâtisse dévastée après la victoire de l'armée. « Quand je suis arrivé devant chez moi, j'ai eu un choc », raconte Mohammad. Sa maison est un vrai capharnaüm : fenêtres brisées, pierres encombrant l'escalier, chambres au premier étage dévastées et recouvertes de débris. De temps en temps, il s'assied dans sa chambre à coucher, comme dans le passé. Il allume sa pipe et écoute sur son gramophone Victor la chanson Hekaya (histoire, en arabe) du chanteur syrien Mohammad Dia al-Din. « J'aime l'histoire car elle vit en moi. Mon passé était très heureux mais les choses ont changé. À présent, c'est dur. Mais nous ne devons pas nous décourager », dit-il.
Ancien étudiant en médecine à Saragosse en Espagne, puis traducteur en arabe d'un manuel de Fiat à Turin (Italie), Mohammad était revenu dans sa ville ouvrir une fabrique de cosmétiques, notamment de rouge à lèvres, qu'il a dénommée Mila Robinson. Mais sa véritable passion, ce sont les voitures de collection. Il en a possédé 30, mais en a perdu dix, détruites ou volées durant la guerre.


Mohammad Mohiedine Anis, 70 ans, avait quitté sa maison dans le quartier de Chaar à Alep-Est durant la guerre pour retrouver une bâtisse dévastée après la victoire de l'armée. « Quand je suis arrivé devant chez moi, j'ai eu un choc », raconte Mohammad. Sa maison est un vrai capharnaüm : fenêtres brisées, pierres encombrant l'escalier, chambres au premier étage dévastées et...

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