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Sport - Focus

Wenger est au bord du précipice

En dépit des critiques virulentes et des appels à son départ, Arsène Wenger (67 ans) semble cloîtré dans sa bulle. « Je crois que le club va bien », a-t-il réagi mardi soir après la déroute d’Arsenal. Ian Kington/IK images/AFP

L'entraîneur des Gunners « seul face à l'abysse » ... La nouvelle humiliation d'Arsenal en 8es de finale de la Ligue des champions a encore un peu plus poussé Arsène Wenger vers la sortie, après bientôt 21 ans de règne.
Si le Guardian voit le technicien au bord du gouffre après cette septième élimination consécutive dès les 8es de la C1, le quotidien n'est pas le seul, symbolisant l'ensemble de la presse anglaise. « Cette institution, l'une des plus illustres équipes du monde, est morte et enterrée. Ici à l'Emirates Stadium, le cœur a fini par arrêter de battre. » Le Sun, avec son absence de retenue habituelle, a résumé la situation. Avant d'enfoncer le clou dans le cercueil d'une équipe qui n'arrive plus à rien, laminée 10 à 2 sur l'ensemble des deux confrontations avec le Bayern Munich. « Aucun ménage dans le vestiaire, (...) aucun cri ou hurlement ne peut sortir Arsène Wenger de ce trou, continue le tabloïd. Oubliez le respect et la dignité, il en sera question quand il quittera enfin le club. Il détruit petit à petit Arsenal. »
Car sur le plan domestique, la situation n'est guère plus brillante que sur la scène européenne. Après trois défaites lors des quatre dernières journées, le club pointe à la 5e place de la Premier League, trop loin du leader Chelsea pour espérer lutter pour le titre. Surtout, en étant éjecté du quatuor de tête, Arsenal est sorti pour l'instant des places qualificatives pour la Ligue des champions, lui qui vise une 19e participation consécutive à l'épreuve reine. Mais pour y faire quoi ? s'interrogent les supporteurs. Car le club reste coincé au stade des 8es et est incapable de concurrencer les grands d'Europe, comme le montrent les éliminations récentes en 8es par Munich (trois fois en 2013, 2014 et 2017) et le Barça (deux fois en 2011 et 2016).

Fin de siècle
« La risée » (ou « Ridicule »),
a également titré le Mirror. « L'impression est bien plus qu'une défaite, l'impression est celle d'une ''fin de siècle'' », proclamait de son côté le Times, en français dans le texte.
Avant même le match, des fans avaient organisé une marche de protestation. Sur les pancartes on pouvait lire « Pas de nouveau contrat », « Dehors Wenger » ou encore « Toutes les bonnes histoires ont une fin. Au revoir Arsène. » S'ils n'étaient qu'une trentaine avant le match, ils pourraient être bien plus nombreux après cet énième naufrage.
Pourtant, l'Alsacien (67 ans) semble cloîtré dans sa bulle. « Je crois que le club va bien, a-t-il réagi après la déroute londonienne. Mais en ce moment, nous traversons une très mauvaise période. Ce qu'il faut changer, c'est avoir un bon résultat ce week-end (en Coupe d'Angleterre). » « Si Arsenal joue comme ça samedi et reste à onze sur le terrain, ils peuvent peut-être décrocher leur place en demi-finale de la Coupe d'Angleterre », s'est alors moqué le Mirror, puisque Arsenal affrontera Lincoln City, une équipe de D5.
Non seulement les résultats ne sont pas au rendez-vous, mais le manager semble avoir perdu la formule. Et dans le vestiaire, les dissensions émergent. Si le technicien a nié, le Telegraph a affirmé lundi que l'attaquant vedette Alexis Sanchez était remplaçant contre Liverpool samedi (défaite 3-1) en raison d'une altercation à l'entraînement, et non pas en raison d'un simple choix tactique. Quant à Mesut Özil, relégué sur le banc, il est entré en cours de match mardi. Comme une punition, après plusieurs performances pas forcément dignes de son niveau.
Reste que selon la presse anglaise, le propriétaire américain d'Arsenal, Stan Kroenke, a offert une prolongation de contrat à Wenger. Entraînera-t-il une équipe en C1 la saison prochaine ? « Je ne sais pas », a répondu Wenger. Cette équipe sera-t-elle seulement Arsenal ?
(Source : AFP)

L'entraîneur des Gunners « seul face à l'abysse » ... La nouvelle humiliation d'Arsenal en 8es de finale de la Ligue des champions a encore un peu plus poussé Arsène Wenger vers la sortie, après bientôt 21 ans de règne.Si le Guardian voit le technicien au bord du gouffre après cette septième élimination consécutive dès les 8es de la C1, le quotidien n'est pas le seul, symbolisant l'ensemble de la presse anglaise. « Cette institution, l'une des plus illustres équipes du monde, est morte et enterrée. Ici à l'Emirates Stadium, le cœur a fini par arrêter de battre. » Le Sun, avec son absence de retenue habituelle, a résumé la situation. Avant d'enfoncer le clou dans le cercueil d'une équipe qui n'arrive plus à rien, laminée 10 à 2 sur l'ensemble des deux confrontations avec le Bayern Munich. « Aucun ménage...
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