Stephen Curry (n° 30 des Golden State Warriors) et Carmelo Anthony (n° 7 des New York Knicks) se battant pour le ballon. Elsa/Getty Images/AFP
Battu pour la première fois depuis avril 2015 deux fois de suite en saison régulière, Golden State a renoué avec la victoire à New York (111-105). Après ses défaites à Washington (112-105) et à Chicago (94-87), Golden State devait réagir : au Madison Square Garden, les Warriors ont évité une troisième défaite consécutive, ce qui aurait été une première depuis novembre 2013, mais ils ont été laborieux.
Sans Kevin Durant (blessé), les Splash Brothers ont fait parler la poudre : Stephen Curry a marqué 31 points et Klay Thompson en a ajouté 29 autres. Cette 51e victoire de la saison redonne aux Warriors trois victoires d'avance sur les San Antonio Spurs, en tête de la conférence Ouest. Pour les Knicks, emmenés par Derrick Rose (28 points), les play-offs s'éloignent toujours plus : ils sont 12es de la conférence Est et comptent cinq victoires de retard sur la 8e place.
La journée a en outre été marquée par trois fins de match au couteau, avec d'improbables buzzers beaters, ces paniers de la victoire marqués juste avant la sirène. Les Phoenix Suns, avant-derniers de la conférence Ouest, ont ainsi assommé (109-106) les Boston Celtics, 2es de la conférence Est, grâce à un panier à 3 points du rookie (débutant) Tyler Ulis. Même scénario à Atlanta, où les Hawks se sont fait déborder dans la dernière seconde par les Indiana Pacers sur un tir primé de Glenn Robinson (97-96). Le Utah Jazz peut de son côté remercier son pivot français Rudy Gobert : il a d'abord arraché la prolongation contre les Sacramento Kings, puis a marqué le panier de la victoire (110-109) à la dernière seconde de la prolongation. Grâce à Gobert donc (16 points, 24 rebonds), le Jazz a signé sa 39e victoire en 63 matches, son cinquième succès en sept matches, ce qui a permis à la franchise de Salt Lake City de consolider sa 4e place à l'Ouest.
À Dallas, Russell Westbrook a passé une mauvaise soirée : gêné par le marquage très physique des Mavericks, le meneur d'OKC, meilleur marqueur du championnat 2016-2017, n'a pas ajouté un 31e triple double à ses statistiques et a été limité à 29 points. L'Oklahoma City Thunder s'est nettement incliné (104-89) et commence, même si les play-offs semblent acquis (7e, 35v-28d), à inquiéter ses supporteurs avec cette septième défaite de suite à l'extérieur. Quant aux LA Lakers, ils sont en chute libre : ils ont concédé leur septième défaite consécutive, dont quatre à domicile, cette fois face à New Orleans (105-97).
(Source : AFP)
Le record de triples doubles sur une saison a été battu
Alors qu'il reste un mois et demi avant la fin de la saison régulière 2016-2017, 79 triples doubles (trois catégories de statistiques à dix unités et plus) ont déjà été recensés, un nouveau record sur une saison dans l'histoire de la NBA. Avec ses 11 points, 13 rebonds et 10 passes décisives lors de la défaite de son équipe, Minnesota Timberwolves, face aux San Antonio Spurs (97-90 après prolongation) samedi soir, l'Espagnol Ricky Rubio a amélioré le précédent record, 78 triple doubles, qui datait de 1988-1989. Magic Johnson, star des LA Lakers, affolait cette saison-là les statistiques avec ses 17 triples, soit deux de plus que Michael Jordan (Chicago Bulls). Tous deux sont toutefois très loin du meneur de l'Oklahoma City Thunder, Russell Westbrook, qui compte depuis fin octobre dernier 30 triples à ses statistiques personnelles de la saison. Il peut viser le record sur une saison du légendaire Oscar Robertson, qui avait bouclé l'exercice 1961-1962 avec 41 triples. La star des Houston Rockets, James Harden, principal rival de Westbrook pour le trophée de meilleur joueur de la saison (MVP), en a réussi 15 (triples).

