Iran
Téhéran optimiste sur le hajj après des pourparlers avec Riyad
L'Iran a fait part hier de son optimisme concernant l'organisation du grand pèlerinage de La Mecque en 2017 et de la participation de ses ressortissants qui l'avaient boycotté l'an dernier, après des pourparlers avec l'Arabie saoudite. « La plupart des questions abordées lors des discussions (avec les Saoudiens) ont été résolues, mais certaines restent à résoudre », a déclaré Ali Ghazi Askar, représentant du guide suprême iranien pour le hajj, cité par l'agence de presse ISNA. « Si ces questions sont résolues, nous espérons que les pèlerins pourront être envoyés en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. L'une des questions-clés entre Téhéran et Riyad est celle de l'indemnisation des familles des victimes de la tragique bousculade qui avait coûté la vie à près de 2 300 fidèles, dont 464 Iraniens, lors du hajj en 2015.
Israël
Netanyahu a envisagé un gouvernement d'union pour favoriser une paix régionale
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a proposé l'an dernier à son opposition de former un gouvernement d'union en vue de promouvoir un plan de paix régional, avant de revenir sur son offre, rapporte hier un quotidien israélien. En septembre, Benjamin Netanyahu a présenté au chef de l'opposition, le travailliste Isaac Herzog, un document proposant une déclaration commune réitérant l'engagement israélien à la solution à deux États, israélien et palestinien, indique le quotidien d'opposition Haaretz. Les discussions ont ensuite échoué en octobre, lorsque Netanyahu, qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël, a finalement retiré son offre. Les porte-parole des deux dirigeants politiques n'ont pas commenté dans l'immédiat ces informations.
Bibi veut interdire une rue Arafat dans une ville arabe israélienne
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé hier qu'il allait interdire à une localité arabe israélienne de donner à une rue le nom de Yasser Arafat, le leader historique palestinien. Une rue Yasser Arafat a été récemment inaugurée dans la localité de Jatt, dans le nord d'Israël, où vivent des Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël qui constituent aujourd'hui 17,5 % de la population. « En Israël, on ne donnera pas le nom d'une rue à des assassins d'Israéliens et de juifs », a vivement réagi M. Netanyahu lors du Conseil des ministres. « On ne peut pas permettre qu'il y ait des rues portant le nom de Yasser Arafat ou du hajj Amin al-Husseini et d'autres », a-t-il ajouté.
Dépénalisation partielle de la consommation de cannabis en public
Le gouvernement israélien a approuvé hier un projet dépénalisant partiellement la consommation de cannabis à usage récréatif au profit d'un système d'amende, ont indiqué des responsables. La dépénalisation du cannabis à usage récréatif concerne uniquement la consommation personnelle, sa production, achat ou vente demeurant un acte illégal en Israël. Les personnes qui commettent une première infraction devront payer une amende de 1 000 shekels (255 euros). Ils devront verser le double dans le cas d'une deuxième et à la troisième subiront un dernier avertissement. La police déférera un consommateur à la justice seulement à la quatrième fois qu'il est pris en possession ou en train de consommer du cannabis en public. La ministre de la Justice Ayelet Shaked a déclaré hier qu'« Israël ne pouvait pas ignorer les changements autour du monde sur l'usage de cannabis et ses effets ». Le gouvernement avait approuvé il y a une semaine un projet de loi autorisant l'exportation par Israël de cannabis à usage thérapeutique.
Bahreïn
Pas décisif vers le jugement de civils par des tribunaux militaires
Bahreïn a franchi hier un pas décisif vers le recours à des tribunaux militaires pour juger des civils accusés de « terrorisme » dans ce petit royaume du Golfe secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation chiite. Un amendement constitutionnel élargissant les compétences de la justice militaire, déjà approuvé le 21 février par la Chambre des députés, a reçu le feu vert du Majlis al-Choura réuni hier dans la capitale Manama, selon des membres de ce Conseil consultatif. Le Majlis a indiqué sur son compte Twitter avoir voté à l'unanimité le texte, aussitôt qualifié de « nouvelle loi martiale » par des groupes d'opposition à l'étranger. Après son adoption par les deux Chambres du Parlement, l'amendement aura force de loi dès qu'il sera signé par le roi Hamad ben Issa al-Khalifa.
Sahara occidental
Le Polisario affirme qu'il reste à Guerguerat
Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a indiqué hier qu'il restait positionné dans une zone contestée du sud-ouest du Sahara occidental dont l'armée marocaine a récemment annoncé son retrait. « Nous restons sur place tant que persiste la violation manifeste du cessez-le feu et de la zone tampon qui a été la source de la tension » à Guerguerat, a indiqué Mohammad Khadad, un membre de la direction du Polisario. Les forces marocaines avaient annoncé fin février leur « retrait unilatéral » de la zone contestée, le long d'une route située dans un no man's land de quelques kilomètres carrés à la frontière avec la Mauritanie.
Japon
Abe pourrait rester au pouvoir jusqu'en 2021
Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon a décidé hier de permettre à ses dirigeants de prolonger leur mandat, ce qui autoriserait le Premier ministre Shinzo Abe à rester au pouvoir jusqu'en 2021. M. Abe deviendrait ainsi le chef de gouvernement de l'après-guerre avec le plus d'années au pouvoir. Réuni en congrès à Tokyo, le PLD a décidé de prolonger à trois mandats, contre deux actuellement, le nombre de mandats successifs possibles pour ses dirigeants. Sans cette mesure, M. Abe aurait dû renoncer à la direction du parti et donc au poste de Premier ministre en septembre 2018, même si le PLD est toujours au pouvoir. Désormais, le Premier ministre, 62 ans, peut briguer sa réélection à la direction du parti et en cas de victoire – et de victoire aux élections nationales –, il pourra rester à la tête du gouvernement jusqu'en septembre 2021. Des élections à la Chambre basse du Parlement doivent être organisées au Japon avant décembre 2018.
Corée du Nord
Assassinat de Kim Jong-nam : l'ambassadeur de Pyongyang persona non grata
L'ambassadeur Kang Chol « a été déclaré persona non grata », a annoncé samedi soir le ministre malaisien des Affaires étrangères Anifah Haji Aman après avoir exigé en vain de Pyongyang des excuses pour ses critiques sur l'enquête concernant l'empoisonnement de Kim Jong-nam à l'aéroport de Kuala Lumpur du demi-frère en disgrâce de Kim Jong-un. L'ambassadeur, qui ne s'est pas rendu à une convocation du ministère, « doit quitter la Malaisie sous 48 heures », nouvelle escalade dans la brouille qui oppose les deux pays depuis l'empoisonnement à Kuala Lumpur du demi-frère du dirigeant nord-coréen. Les journalistes étaient rassemblés en masse hier devant l'ambassade de Corée du Nord, d'où l'ambassadeur nord-coréen devait sortir avant aujourd'hui 18h00. L'expulsion de l'ambassadeur entre dans le cadre « du processus mené par le gouvernement malaisien pour revoir ses relations » avec la Corée du Nord, a prévenu le ministère des Affaires étrangères.
Terrorisme
Le corps de l'otage allemand retrouvé aux Philippines
L'armée philippine a annoncé avoir découvert samedi le corps du septuagénaire allemand décapité la semaine dernière par le groupe islamiste Abou Sayyaf. Ce groupe philippin, rallié à l'organisation État islamique, a assassiné Jürgen Kantner, enlevé l'année dernière à bord de son voilier dans le sud des Philippines, après que sa demande d'une rançon de 30 millions de pesos (600 000 dollars) n'a pas été satisfaite. Des soldats de l'infanterie de marine ont découvert le corps de l'otage samedi soir dans une île isolée de l'archipel de Sulu, repaire des combattants d'Abou Sayyaf située à plus de 1 000 km de Manille, selon l'armée. « Les forces armées des Philippines poursuivent tous leurs efforts » pour que « les restes de la victime enlevée retournent dans sa patrie pour y recevoir une digne sépulture », a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Edgard Arevalo.
L'Iran a fait part hier de son optimisme concernant l'organisation du grand pèlerinage de La Mecque en 2017 et de la participation de ses ressortissants qui l'avaient boycotté l'an dernier, après des pourparlers avec l'Arabie saoudite. « La plupart des questions abordées lors des discussions (avec les Saoudiens) ont été résolues, mais certaines restent à résoudre », a déclaré Ali Ghazi Askar, représentant du guide suprême iranien pour le hajj, cité par l'agence de presse ISNA. « Si ces questions sont résolues, nous espérons que les pèlerins pourront être envoyés en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. L'une des questions-clés entre Téhéran et Riyad est celle de l'indemnisation des familles des victimes de la tragique bousculade qui avait...

