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Moyen Orient et Monde

Fillon lâché par une partie de son camp

Menacé d'une inculpation dans l'affaire du Penelopegate, le candidat de droite à la présidentielle française François Fillon a été lâché par une partie de son camp, mais refuse de jeter l'éponge. Ainsi, hier, il battait la campagne dans le sud de la France, à Nîmes, allant à la rencontre des vignerons de la région.
La journée a été rude avec des dizaines de défections au sein de la droite. Après Bruno Lemaire mercredi qui a démissionné de l'équipe de campagne, c'est Gilles Boyer, conseiller d'Alain Juppé et trésorier de la campagne de François Fillon, qui a jeté l'éponge. Trois parlementaires proches du maire de Bordeaux ont fait de même : Benoist Apparu, Édouard Philippe et Christophe Béchu, expliquant que la campagne prend une « tournure incompatible » avec leur « façon d'envisager l'engagement politique ». Catherine Vautrin (vice-présidente de droite de l'Assemblée nationale) a réclamé « un autre candidat ». Un député de droite a même envisagé de demander au Conseil constitutionnel un report de l'élection présidentielle. « J'aimerais gagner cette élection présidentielle qui était imperdable et qui devient de plus en plus ingagnable », a souligné hier Bruno Gilles, sénateur du parti Les Républicains. De son côté, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a tancé François Fillon qui, dit-il, « emporte son camp dans une course vers l'abîme ». Le député LR Georges Fenech a, lui, appelé à parrainer Alain Juppé, adversaire malheureux de M. Fillon à la primaire.
« La base, elle, tient » et « je m'appuie sur les Français », a rétorqué dans la journée le candidat devant la presse. Et s'il était lâché par tous les élus LR ? « On fera sans eux ! », a-t-il répliqué depuis Nîmes.
Pour sa part, la garde rapprochée de François Fillon s'organise pour tenter de rassembler de nouveau à droite : elle prévoit ainsi un grand « rassemblement de soutien » dimanche à Paris, sur la place du Trocadéro. D'ici là, l'ancien Premier ministre risque de devoir se justifier à nouveau du maintien de sa candidature, après avoir promis le 26 janvier sur la chaîne de télévision TF1 de se retirer en cas de « mise en examen ». En outre, visée dans la même affaire d'emplois fictifs payés sur des deniers publics, son épouse Penelope doit elle aussi être convoquée par la justice en vue d'une éventuelle inculpation. Dans ce cadre, une perquisition a eu lieu hier matin au domicile parisien de M. Fillon, a-t-on appris de source proche du dossier.

Menacé d'une inculpation dans l'affaire du Penelopegate, le candidat de droite à la présidentielle française François Fillon a été lâché par une partie de son camp, mais refuse de jeter l'éponge. Ainsi, hier, il battait la campagne dans le sud de la France, à Nîmes, allant à la rencontre des vignerons de la région.La journée a été rude avec des dizaines de défections au sein de la droite. Après Bruno Lemaire mercredi qui a démissionné de l'équipe de campagne, c'est Gilles Boyer, conseiller d'Alain Juppé et trésorier de la campagne de François Fillon, qui a jeté l'éponge. Trois parlementaires proches du maire de Bordeaux ont fait de même : Benoist Apparu, Édouard Philippe et Christophe Béchu, expliquant que la campagne prend une « tournure incompatible » avec leur « façon d'envisager l'engagement...
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