Claudio Ranieri, entraîneur de Leicester. Action Images via Reuters/Tony O’Brien Livepic
Se battre, travailler et se battre à nouveau : Claudio Ranieri a réussi à qualifier Leicester pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, ce soir contre Séville, avec une recette simple, mais qui ne fonctionne plus vraiment. Ça n'a jamais été beau. Ni vraiment facile. Mais les « Foxes » sont allés chercher leur qualification avec les dents.
Hormis cette première victoire obtenue chez l'équipe la plus faible du groupe, le FC Bruges (3-0) en ouverture, les champions d'Angleterre en titre n'ont jamais gagné avec plus d'un but d'écart.
Il y a eu ce 1-0 contre Porto sur la seule occasion franche d'un match féroce. Puis ce 1-0 contre Copenhague au terme d'un combat de rue. S'en est suivi un 0-0 à Copenhague pas très enlevé, et une victoire sur le fil contre Bruges (2-1) pour poinçonner son billet pour les huitièmes.
Bref, des succès sans dominer contre des équipes solides mais sans grand talent.
L'équipe de Ranieri s'en est sortie par le travail, et une implication physique sans reproche porté par le costaud capitaine Wes Morgan et le milieu ghanéen Amartey.
Sauf que sans mental ça ne marche pas. Et le groupe a lâché, avec sa 17e place de Premier League et sa défaite samedi contre Millwall, une équipe de troisième division réduite à dix pendant une grande partie de la rencontre. « Le cœur n'y est plus, l'esprit indomptable évaporé », a jugé le Mirror hier. « Ils reviennent sur terre avec un grand boum. »
Bientôt un entraîneur pour les attaquants
Si les joueurs de l'Italien ont été galvanisés par la célèbre musique de la Ligue des champions, et ils devraient encore l'être ce soir, il n'y arrive plus, ni en championnat, ni offensivement, ni défensivement.
« On va pas se mentir, Leicester est affreux », résumait encore le Mirror, qui note que les Foxes ont la quatrième pire attaque d'Angleterre.
Le prolifique Vardy n'a jamais trouvé la mire en C1 et n'a marqué que cinq fois en championnat. Mahrez a marqué quatre fois en C1 et trois fois en Premier League. Et la recrue phare Slimani se contente de cinq buts en championnat et un seul en C1.
Quant à Musa, arrivé cet été du CSKA Moscou, l'erreur de casting semble se dessiner. La solution ne devrait pas non plus venir d'Ulloa, qui s'est brouillé avec le club, faute de temps de jeu, sans que Ranieri ne le laisse partir au mercato.
Le secteur offensif est tellement en disette que l'Italien envisage de recruter... un entraîneur chargé des attaquants. « Ça se pourrait, je dois aider l'équipe à trouver une solution », a révélé Ranieri le week-end dernier.
Il est en tout cas temps, alors que des rumeurs de dissension dans le vestiaire font surface, de taper du poing sur la table.
Tout sera bon pour renverser la tendance. D'autant plus que Ranieri, surnommé « le Bricoleur », est de plus en plus sous le feu des critiques pour ses constants changements de formation.
« Il y a des moments dans la carrière de Claudio Ranieri où son approche, d'ajuster constamment son équipe, s'apparente plutôt à jouer au Rubik's cube avec un marteau », notait quant à lui le Times dans son édition parue hier.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine