Le gardien du Bayern Manuel Neuer a arrêté le penalty d’Alexis Sanchez, mais les défenseurs bavarois ont paru bien friables par la suite en permettant à ce même Sanchez de reprendre le ballon par deux fois pour inscrire finalement le but égalisateur. Michael Dalder/Reuters
Sous l'impulsion de Thiago Alcantara, auteur d'un doublé, le Bayern de Munich s'est ouvert tout grand la porte des quarts de finale de la Ligue des champions en faisant céder Arsenal 5 buts à 1, grâce notamment à dix minutes de folie en seconde période.
Le tournant du match a sans doute été la sortie sur blessure de Laurent Koscielny, le défenseur central d'Arsenal, à la 49e minute, remplacé par le Brésilien Gabriel.
Privés de leur capitaine français, les Gunners n'ont pas su stabiliser leur défense et ont encaissé trois buts entre les 53e et 63e minutes, par Lewandowski (2-1, 53e) puis Thiago, auteur d'un doublé (56e et 63e).
« Nous nous sommes effondrés mentalement », a déploré le coach londonien Arsène Wenger. « J'aurais vraiment aimer garder Laurent (Kolscielny, NDLR) sur le terrain, même s'il est difficile de mesurer l'impact de sa sortie. Mais le fait est que nous avons fait un très mauvais résultat. »
« On va leur mettre la pression maximale dès la première minute », avait promis le défenseur munichois Mats Hummels avant le match. Le Bayern, qui restait sur 15 victoires consécutives à domicile en Ligue des champions, a tenu parole... pendant une petite demi-heure.
Pour ce faire, Carlo Ancelotti avait adopté le 4-2-3-1
réclamé par ses joueurs en décembre, avec Thiago Alcantara en position de 10 derrière Lewandowski. Thomas Müller était de nouveau relégué sur le banc. Ribéry, blessé, était lui dans les tribunes.
Déculottée
Dès l'entame, et malgré le pressing haut des Gunners, le Bayern monopolisait le ballon et se créait les premières situations dangereuses, avec un Arjen Robben intenable sur l'aile droite. Et c'est le vieux guerrier hollandais qui allait ouvrir la marque par une de ses « spéciales » : course rentrante de la droite, frappe enveloppée du gauche dans la lucarne opposée (1-0, 11e).
Le combat allait pourtant changer d'âme peu avant la 30e minute. Arsenal sortait la tête de l'eau et l'arbitre serbe, M. Mazic, allait prendre en cinq minutes deux décisions défavorables aux Allemands.
D'abord un penalty très sévère contre Lewandowski qui tentait de dégager son camp sur corner, transformé en deux temps par l'inévitable Sanchez, l'actuel meilleur buteur de la Premier League (1-1, 30e).
Puis, dans la foulée, il ne sanctionnait pas une main dans la surface d'Hector Bellerin, malgré les protestations des Munichois.
Mais la sortie de Koscielny en début de deuxième période allait faire basculer la partie et rendre au Bayern sa superbe.
« Nous avons trouvé le bon équilibre », s'est félicité l'entraîneur Carlo Ancelotti, « nous avons joué resserré, bien utilisé les espaces et n'avons rien lâché. Dans l'ensemble, je suis très content ».
Et encore, le gardien colombien d'Arsenal David Ospina évitait-il une déculottée encore plus sévère, grâce à plusieurs interventions réflexes sur sa ligne.
Il n'empêchait cependant pas Thomas Müller, l'homme qui ne marque plus en championnat, de retrouver le chemin des filets à la conclusion d'une attaque collective à la 88e (5-1), durant laquelle la défense d'Arsenal a paru complètement désemparée.
Arsenal, malgré son but marqué à l'extérieur, devra réaliser un miracle pour ne pas buter une nouvelle fois sur la barre fatidique des 8es de finale, pour la septième année consécutive.
L'histoire récente parle évidemment en faveur de Munich. Les deux équipes se sont rencontrées cinq fois en Ligue des champions au XXIe siècle, en phases de poules ou en 8es de finale, et les Londoniens n'ont jamais pris l'avantage sur l'ensemble des deux matches.
(Source : AFP)

