Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a rejeté l'idée de réconciliation avec une « petite minorité » ayant combattu le régime islamique, lors d'un discours devant plusieurs milliers de personnes, a rapporté hier son site. Ces derniers jours, des journaux iraniens ont évoqué l'idée d'une « réconciliation nationale » entre différents groupes politiques en reprenant des déclarations faites la semaine dernière par l'ex-président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). « Certains parlent de réconciliation nationale, ça n'a pas de sens (car) les gens sont unis. Lorsqu'il s'agit de défendre l'islam, l'Iran, l'indépendance du pays et la résistance face à l'ennemi, les gens agissent de toute leur force », a déclaré M. Khamenei. « Il y a peut-être des divergences sur tel ou tel sujet politique, (mais) pourquoi parlez-vous de réconciliation », s'est-il interrogé. Il a néanmoins écarté toute réconciliation avec « ceux qui ont insulté Achoura (...), ceux qui, de manière atroce et honteuse, ont déshabillé des bassidjis (miliciens islamistes) dans la rue », en ajoutant qu'ils étaient « une petite minorité » dans le pays. Les autorités accusent des manifestants, qui protestaient en 2009 contre la réélection controversée de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, d'avoir attaqué des bassidjis et d'avoir chanté et dansé dans la rue lors de la journée de deuil de Achoura. Les manifestations de rue, organisées à l'appel des chefs de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, candidats malheureux à la présidentielle, avaient été réprimées et des milliers de personnes arrêtées.
En outre, l'ayatollah Khamenei a critiqué le président Hassan Rohani, estimant qu'il doit faire davantage pour améliorer la situation économique du pays.
Moyen Orient et Monde
Pour Khamenei, pas de « réconciliation » avec ceux qui ont combattu le régime
OLJ / le 16 février 2017 à 00h28

