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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les discussions sur la Syrie à Astana s’ouvrent finalement aujourd’hui

Les négociations se concentreront sur les questions militaires ; les aspects politiques seront débattus à Genève, en l'absence des Kurdes.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, en conférence de presse hier à Rome. Remo Casili/Reuters

Le Kazakhstan a annoncé hier que les nouvelles négociations sur la Syrie, qui devaient commencer hier à Astana sous l'égide de l'Iran, la Turquie et la Russie, s'ouvriront avec un jour de retard. « Les négociations ont été repoussées au 16 février pour des raisons techniques », a indiqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, sans plus de précisions. Elles débutent à 06h00 GMT aujourd'hui, selon un communiqué du ministère. Elles devraient se concentrer sur des questions purement militaires.
Alors que les responsables kazakhs ont indiqué avoir invité à la fois le gouvernement syrien et les groupes rebelles à Astana, plusieurs opposants présents lors des précédentes négociations dans la capitale du Kazakhstan ont indiqué ne pas avoir reçu d'invitation.
Une petite délégation rebelle sera présente, ont indiqué hier des sources de l'opposition. « Oui, nous allons à Astana comme délégation officielle de l'opposition qui sera menée par Mohammad Allouche », un dirigeant rebelle, comme lors de la première réunion en janvier, a indiqué Yehya al-Aridi, un porte-parole de la délégation. « On nous a promis qu'il y aura un renforcement du cessez-le-feu ; c'est pour cela que nous nous rendons » à Astana, a-t-il dit.
Ces nouvelles négociations d'Astana sont considérées comme un prélude à la réunion de Genève qui devrait s'ouvrir le 23 février sous les auspices de l'ONU. Celle-ci devrait se concentrer sur les aspects politiques de la crise, dont le sort du président syrien Bachar el-Assad.

L'opposition prête à négocier directement avec Damas
Le Haut Comité des négociations (HCN), qui représente des groupes armés et des composantes de l'opposition politique syrienne, a annoncé hier vouloir entamer des pourparlers directs avec Damas sur le processus de transition politique dans le cadre des négociations de Genève. « Nous voulons des discussions directes. Nous voulons mettre fin rapidement aux souffrances du peuple syrien », a déclaré Salim al-Mouslit. Il a toutefois souligné que le président Bachar el-Assad ne pouvait jouer aucun rôle dans ce processus de transition. Salim al-Mouslit a précisé que le HCN souhaitait entamer les discussions par la question du choix d'une autorité gouvernementale chargée de veiller à la transition, une demande que Bachar el-Assad a refusée par le passé. Le HCN, a poursuivi le porte-parole, n'a toujours pas reçu le calendrier des discussions qui doivent s'ouvrir le 23 février et seront précédées de consultations censées débuter le 20.
L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s'exprimant à Rome, a indiqué qu'il mettrait en œuvre les dispositions contenues dans la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Ces dispositions sont de trois natures : l'établissement d'une nouvelle forme de gouvernance, la rédaction d'une nouvelle Constitution et des élections anticipées sous le contrôle des Nations unies, a rappelé le diplomate. « L'agenda est celui-là et nous ne le changerons pas, sinon cela reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore », a dit De Mistura. Les autorités de Damas doivent comprendre que les négociations de Genève ne porteront pas sur « des questions de procédure mais sur l'avenir de la Syrie », a-t-il ajouté.

Protestations kurdes
Les pourparlers de Genève sont voués à l'échec si les Kurdes continuent à en être exclus, a quant à elle prévenu la coprésidente du Parti de l'union démocratique (PYD). « Il est évident que pour résoudre la crise syrienne, il faut que tous puissent participer » aux discussions de Genève, a déclaré Asya Abdullah, lors d'une conférence de plusieurs représentants kurdes syriens, iraniens, irakiens et turcs à Moscou. « Nous ne pouvons être obligés à respecter une décision prise sans nous (...) et dans ce cas, la résolution de la crise syrienne est impossible », a affirmé Mme Abdullah, regrettant qu'aucun représentant kurde n'ait été invité aux pourparlers de Genève.

(Sources : agences)

Le Kazakhstan a annoncé hier que les nouvelles négociations sur la Syrie, qui devaient commencer hier à Astana sous l'égide de l'Iran, la Turquie et la Russie, s'ouvriront avec un jour de retard. « Les négociations ont été repoussées au 16 février pour des raisons techniques », a indiqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, sans plus de précisions. Elles débutent à 06h00 GMT aujourd'hui, selon un communiqué du ministère. Elles devraient se concentrer sur des questions purement militaires.Alors que les responsables kazakhs ont indiqué avoir invité à la fois le gouvernement syrien et les groupes rebelles à Astana, plusieurs opposants présents lors des précédentes négociations dans la capitale du Kazakhstan ont indiqué ne pas avoir reçu d'invitation.Une petite délégation rebelle sera...
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