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Lifestyle - Focus

Un câble pour dire « Je t’aime »

David Yurman et ses bracelets Cable Spira. Photo DR

Depuis sa démocratisation entamée au début du XXe siècle, le bijou s'est détaché de sa gangue traditionnelle, adoptant un parcours qui n'a cessé de le rapprocher de la sculpture, du collage et de l'art moderne et contemporain. Au début des années 80, alors que l'association du précieux et du trivial est encore timide, apparaît dans les magazines un collier fait d'un câble d'acier terminé par deux cabochons de pierres précieuses. L'objet est si insolite qu'il provoque un enthousiasme sans précédent. Il s'appelle Renaissance. On ne sait pas encore qu'il exprime dans le métal la déclaration d'amour d'un jeune sculpteur beatnik à celle qui va devenir la femme de sa vie.
Long Island, New York, quelque part à la fin des années 50. Un adolescent de 16 ans s'ennuie à l'université. Le hasard lui fait rencontrer Ernesto Gonzales, sculpteur cubain qui le forme aux techniques de la gravure. Il abandonne ses études et s'adonne à cet art pour lequel il se sent destiné de toute éternité. Il s'appelle David Yurman et sa signature est aujourd'hui l'une des plus célèbres de l'industrie joaillière des États-Unis.
Après avoir quitté l'université, il traîne entre Greenwich Village, Venice et Big Sur, et s'immerge dans la culture et la communauté beatnik, et les mouvements de la renaissance culturelle de San Francisco. Autant de lieux et d'escales qui lui permettent de compléter sa formation auprès de nombreux artistes de la même mouvance, tels que Theodore Roszak et Hans Van de Bovenkamp. C'est dans l'atelier de ce dernier qu'il s'éprend de l'artiste peintre Sybil Kleinrock. C'est pour elle qu'il crée son premier collier fait d'un câble d'acier terminé par deux cabochons de pierres précieuses. Ce bijou qu'il baptise Renaissance rencontre un tel succès qu'il détermine d'emblée sa carrière de joaillier. Son entreprise est fondée en 1979, et les succès s'enchaînent.
David Yurman a ouvert en partenariat avec Aïshti une boutique au complexe Aïshti by the Sea. On y trouve les collections les plus iconiques du créateur : Albion, Solari, Chatelaine, Pure Form, Stax, Supernova et, bien sûr, la fameuse ligne Renaissance faite de câbles sertis, notamment les bracelets Cable Spira, or torsadé et pierres de couleurs, à accumuler ad libitum.

Depuis sa démocratisation entamée au début du XXe siècle, le bijou s'est détaché de sa gangue traditionnelle, adoptant un parcours qui n'a cessé de le rapprocher de la sculpture, du collage et de l'art moderne et contemporain. Au début des années 80, alors que l'association du précieux et du trivial est encore timide, apparaît dans les magazines un collier fait d'un câble d'acier terminé par deux cabochons de pierres précieuses. L'objet est si insolite qu'il provoque un enthousiasme sans précédent. Il s'appelle Renaissance. On ne sait pas encore qu'il exprime dans le métal la déclaration d'amour d'un jeune sculpteur beatnik à celle qui va devenir la femme de sa vie.Long Island, New York, quelque part à la fin des années 50. Un adolescent de 16 ans s'ennuie à l'université. Le hasard lui fait rencontrer Ernesto...
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