Le président libanais Michel Aoun a reçu successivement mercredi matin au palais de Baabda le ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk et le Premier ministre Saad Hariri, avant un Conseil des ministres qui doit notamment porter, parmi les 18 points inscrits à l'ordre du jour, sur un avant-projet de loi de budget.
Lundi, M. Machnouk avait appelé M. Aoun, à remettre en question ses positions sur les discussions en cours au sujet de la loi électorale, estimant que ce dernier jouissait d'assez de popularité pour qu'il ne se force pas à adopter des discours "populistes" touchant à une nouvelle loi électorale.
La loi en vigueur, dite de 1960, prévoit un mode de scrutin majoritaire. Elle est critiquée par la plupart de la classe politique, du moins en apparence, à l'exception du leader druze Walid Joumblatt. Parmi les lois proposées, certains textes prévoient la proportionnelle, ou un mode de scrutin mixte. Les Forces libanaises, le Courant du Futur et le Parti socialiste progressiste avaient proposé une mouture mixte, avant que M. Joumblatt ne retire son soutien à cette proposition pour affirmer être en faveur de la loi actuelle, ou une version modifiée de celle-ci.
Le président Aoun, qui réclame une nouvelle loi électorale en vue de remplacer l'actuelle, avait menacé la semaine dernière d'user de ses "prérogatives" pour empêcher la convocation du corps électoral sur base du texte en vigueur. Quelques jours auparavant, il avait souligné qu'il rejetterait toute prorogation de la législature en cas de non-accord sur une nouvelle loi électorale, affirmant préférer le "vide".
Lundi, M. Machnouk avait appelé M. Aoun, à remettre en question ses positions sur les discussions en cours au sujet de la loi électorale, estimant que ce dernier jouissait d'assez de popularité pour qu'il ne se force pas à adopter des discours "populistes" touchant à une nouvelle loi électorale.
La loi en vigueur, dite de 1960, prévoit un mode de scrutin majoritaire. Elle est critiquée par la plupart de la classe politique, du moins en apparence, à l'exception du leader druze Walid Joumblatt. Parmi les lois...


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