Benoît Hamon a endossé officiellement hier les habits de candidat à la présidentielle avec un discours de rassemblement à l'adresse d'une gauche qui reste particulièrement dispersée.
L'éphémère ministre de l'Éducation nationale, qui avait rejoint les rangs des frondeurs après son départ du gouvernement en 2014, a été officiellement investi en présence de quelque 2 000 militants réunis à la salle de la Mutualité, à Paris. « Tout ce que je perçois, partout où je vais, montre qu'est en train de se lever un vent, un mouvement, une aspiration à nous tourner vers l'avenir qui va une fois de plus démentir tous les pronostics », a-t-il dit, dans une allusion aux sondages qui donnent la gauche exclue du second tour de la présidentielle d'avril-mai. Deux de ses rivaux de la primaire, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et une poignée de ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuelle Cosse, étaient présents pour l'occasion.
Mais ni Manuel Valls, qu'il a devancé au second tour fin janvier, ni aucun ténor du gouvernement ou de la garde rapprochée de François Hollande n'avaient fait le déplacement. Le chef de file de l'aile gauche du PS a fait quand même applaudir le chef de l'État, qu'il a cité sur la laïcité ou pour les « mesures graves » prises pour assurer la sécurité des Français, qui ont permis de sauver des vies.
Moyen Orient et Monde
Benoît Hamon officiellement investi candidat du PS
OLJ / le 06 février 2017 à 00h00

