Carmen Jordá, jeune mannequin espagnole férue de course automobile (son père José Miguel Jordá était pilote), avait été engagée en 2016 par l’écurie Renault F1, mais comme pilote d’essai uniquement. Avec l’arrivée du nouveau propriétaire américain, verra-t-on enfin des pilotes féminins concourir dans la discipline reine du sport automobile ? Photo prise de Facebook
Les responsables du nouveau propriétaire américain de la F1 ont accéléré le départ de son patron légendaire, Bernie Ecclestone, afin – de leur propre aveu – de développer un spectacle perfectible et surtout de doper le potentiel marketing du plus prestigieux des sports automobiles.
« C'est un grand sport, mais (...) il peut être amélioré. Nous avons besoin d'un nouveau départ », a estimé Chase Carey, ancien patron de la 21st Century Fox, devenu en septembre dernier le patron désigné de la F1 pour le groupe de communications Liberty Media, son nouveau propriétaire donc. « Nous n'avons pas d'autre ambition que d'en faire un sport fantastique pour les fans », a ajouté M. Carey. En clair, les repreneurs annoncent une révolution culturelle dans un sport historiquement régi par les Européens.
« Il y a longtemps qu'un changement était nécessaire. M. Carey, je vous souhaite beaucoup de succès pour rendre sa grandeur à notre sport », a tweeté le champion du monde Nico Rosberg à l'annonce de l'éviction d'Ecclestone (86 ans), qui devait accompagner la transition durant trois saisons, mais a été finalement remercié, avec un poste de président d'honneur. « Je pense que Liberty Media peut apporter un peu de piment. Ils peuvent peut-être américaniser tout ça. Ce sont des experts du show-business. Et c'est ce dont nous avons besoin maintenant », a précisé Rosberg (jeune retraité) auprès de l'agence allemande SID.
Divertissement
La bascule vers le divertissement de la F1, aux audiences érodées ces dernières années, est anticipée par les acteurs du milieu. « Une autre époque commence. Tout va changer. C'est une chance pour nous tous. Les Américains savent ce qu'il faut faire pour créer de l'entertainment sans perdre de vue l'aspect sportif », estime ainsi Toto Wolff, patron de l'écurie Mercedes. « Alors que Bernie a (...) développé le sport dans des marchés émergents, Liberty va probablement s'attacher à développer l'audience aux États-Unis, grâce aux médias traditionnels et en ligne, ce qui devrait encore plus augmenter l'attrait de ce sport pour les marques (...) et les nouvelles générations », renchérit Alex Kelham, chargé du sport business dans le cabinet d'avocats britannique Lewis Silkin.
Sur les pistes, qui devraient être plus nombreuses à accueillir des Grands Prix (environ 25 contre une vingtaine aujourd'hui), les choses vont donc changer pour éviter le phénomène décrit par Ross Brawn : « Regarder une course sans être certain de savoir ce qu'il se passe. » Ce dernier, ancien directeur de Ferrari, a été recruté par Chase Carey pour étudier les améliorations à apporter au règlement des courses afin d'éliminer les scories qui gâchent le spectacle. « Nous voulons que la course soit un grand spectacle (divertissant) du début à la fin », appuie le nouveau patron des circuits. Une évolution qui devrait satisfaire les diffuseurs.
Parallèlement aux courses, la structure de gouvernance de la F1 devrait elle aussi évoluer vers une transparence et une pluralité accrues, après 40 ans de « dictature » de la part d'Ecclestone, selon les propres mots de M. Carey. Les écuries, que Liberty Media a proposé d'associer au capital de la F1, « vont avoir l'opportunité de renégocier certains points sur lesquels Bernie Ecclestone n'a jamais voulu bouger », estime ainsi Alex Kelham.
Stop donc, la barque d'Ecclestone est pleine. Le spectacle de la F1 à la sauce américaine peut commencer ! Mais cette dernière prendra-t-elle ? Rendez-vous le 26 mars à Melbourne, en Australie, pour le premier Grand Prix de la saison...
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve