Le drapeau et la flamme olympiques. La ville qui organisera les Jeux d’été 2024 sera élue le 13 septembre à Lima, au Pérou. Adrian Dennis/Archives AFP
Los Angeles et Paris, candidates à l'organisation des Jeux olympiques 2024, vont sortir leurs armes en termes de communication internationale demain, date de début de campagne fixée par le Comité international olympique (CIO), qui recevra simultanément le troisième et dernier volet de leur dossier. Budapest, troisième impétrante et Petit Poucet désigné, attendra la mi-février avant de se lancer. Les promoteurs de la candidature hongroise, menacée par un référendum d'initiative populaire, ont en effet décidé de se consacrer pour le moment à « démontrer aux habitants de Budapest la façon dont les Jeux olympiques pourraient améliorer leur vie ».
Les trois villes étaient jusqu'à présent contraintes à une très grande réserve en matière de promotion de leur dossier hors de leur territoire et à de prudentes circonvolutions de langage avec les membres du CIO. À un peu plus de sept mois de l'élection, le 13 septembre à Lima, les freins vont être levés. Concrètement, les ambassadeurs des candidates vont pouvoir s'adresser à un public étranger, utiliser les événements sportifs d'audience internationale pour s'exposer médiatiquement et surtout entrer dans le détail de leur dossier avec la centaine d'Olympiens appelés à voter au Pérou, pratique mieux connue sous le nom de lobbying.
Pour la première fois, les candidates pourront s'appuyer sur la Chaîne olympique, lancée l'été dernier sur internet. « Les règles de base demeurent les mêmes que par le passé » – respect de l'adversaire, équité de temps, etc. –, explique Christophe Dubi, directeur des JO au CIO, « mais on offre aux villes la possibilité d'utiliser la Chaîne olympique afin de limiter les coûts » de campagne, poursuit Jacqueline Barrett, directrice adjointe en charge des candidatures.
Demain, à l'heure de l'ouverture des débats, le CIO aura par ailleurs reçu le dernier chapitre des dossiers de candidature. Consacré à l'héritage et à la livraison des Jeux, il donnera une image concrète du déroulé de la quinzaine olympique et de son pendant paralympique sur le plan logistique : transports, hébergement, sécurité, expérience des athlètes et des spectateurs... « En phase trois, le concept, la vision sont définis. Donc c'est vraiment le moment où les villes peuvent discuter avec les membres », reprend Mme Barrett.
Les cinq piliers de l'héritage
Le dossier n° 3, c'est également celui où est précisé l'héritage que laisseront les Jeux proposés. Imposée depuis le début des années 2000 par le CIO, la notion d'héritage durable est devenue l'un des premiers critères de choix pour les votants. L'objectif assumé est d'éviter des Jeux dispendieux, conçus pour n'exister qu'une quinzaine, avant de laisser des dettes abyssales au pays organisateur à l'image de ceux d'Athènes.
L'héritage repose sur cinq piliers aux yeux du CIO : les infrastructures et les sites naturels à préserver, la gestion des ressources, la mobilité, les ressources humaines et le climat. « On a beaucoup appris du passé, poursuit M. Dubi. La science et le contexte social ont évolué. À Athènes, on avait des difficultés à contraindre le gouvernement de ne pas développer de sites permanents. Le levier du CIO à l'époque sur les organisateurs n'était pas celui d'aujourd'hui. Aujourd'hui, on demande en phase de candidature un plan d'héritage pour chacun des sites, ce qui n'était pas le cas à l'époque. »
Los Angeles et Paris, les deux candidatures favorites aux yeux des observateurs, n'ont pas eu de mal à répondre. Leurs infrastructures sont construites pour l'essentiel, déjà « héritées » des Jeux californiens de 1984 pour la première. Budapest, elle, devra s'appliquer à convaincre de l'utilité des équipements pérennes prévus. Toutefois, l'héritage n'est pas seulement matériel et solide, mais immatériel et sociétal, en terme d'emplois, de pratique du sport ou d'environnement. Des critères beaucoup plus difficiles à évaluer pour les membres du CIO qui recevront les candidates en audition, en juillet à Lausanne, dernière répétition avant le grand oral de Lima.
(Source : AFP)
Disqualifié pour dopage, le relais féminin russe (4 x 400 m) perd l'argent de Londres
Le relais féminin russe (4 x 400 m) doit rendre sa médaille d'argent obtenue aux Jeux olympiques de Londres en 2012, à la suite de la disqualification pour dopage de l'une des relayeuses, Antonina Krivoshapka, a annoncé hier le Comité international olympique. Le 4 x 400 m avait été remporté par les États-Unis devant la Russie et la Jamaïque, l'Ukraine terminant au 4e rang devant la Grande-Bretagne et la France. Krivoshapka, qui avait également terminé 6e en finale du 400 m, a été disqualifiée en raison de la présence de turinabol, un stéroïde anabolisant, à la suite de nouvelles analyses d'échantillons prélevés à l'époque.

