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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Trump critiqué de toutes parts, Obama sort de son silence

Plusieurs diplomates américains ont protesté contre le décret.

Hier, à Londres, lors d’une manifestation contre les dernières mesures du président Donald Trump interdisant l’accès aux ressortissants de sept pays musulmans sur le sol américain. Dylan Martinez/Reuters

Dans la tourmente après sa décision de fermer les frontières aux ressortissants de sept pays musulmans, Donald Trump a été mis en cause hier par son prédécesseur démocrate Barack Obama, qui est sorti de son silence pour saluer le sursaut citoyen à travers les États-Unis. Au moment où les manifestations et les dénonciations – du monde politique au monde des affaires – contre les décrets de l'administration Trump se multiplient, l'ancien président démocrate s'est dit encouragé par « le niveau de mobilisation » à travers le pays.
M. Obama avait promis de se tenir à l'écart du débat politique sauf si « les valeurs fondamentales » de l'Amérique étaient menacées : dix jours seulement après son départ de la Maison-Blanche, il a jugé que c'était déjà le cas. « Le président (Obama) est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion », a rappelé son porte-parole, Kevin Lewis.
De partout à travers le monde, les témoignages affluent de ressortissants des pays concernés par les restrictions qui dénoncent, entre abattement, incrédulité et colère, les mesures abruptement mises en place par la nouvelle administration américaine.
Sur la défensive, le président républicain a, hier, dans une salve de tweets matinaux, mis en cause, pêle-mêle, une défaillance informatique au sein de la compagnie aérienne Delta, les manifestations ou encore les réactions faussement outrées selon lui de nombre d'élus du Congrès.

« Tout se passe bien »
« Tout se passe bien avec très peu de problèmes », a-t-il affirmé, contre toute évidence, citant le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly. Accusé d'avoir lancé cette initiative dans la précipitation, il a défendu son approche : « Si l'interdiction avait été annoncée une semaine à l'avance, les "méchants" se seraient précipités dans notre pays. » Visiblement désireux d'attirer l'attention médiatique sur un sujet plus consensuel au sein de son propre camp, l'homme d'affaires septuagénaire a décidé d'accélérer l'annonce de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. Elle aura désormais lieu aujourd'hui, au lieu de jeudi.
Aux États-Unis, la mobilisation, du monde politique au monde des affaires, ne montrait, elle non plus, aucun signe d'essoufflement. Goldman Sachs, l'une des plus puissantes banques d'affaires au monde, dont d'anciens dirigeants ont été nommés à des postes influents au sein de l'administration Trump, a critiqué à son tour hier le décret présidentiel. « Ce n'est pas une politique que nous soutenons », a fustigé le PDG Lloyd Blankfein dans un message audio interne dont l'AFP a obtenu le texte. Et de reconnaître que si le décret devait s'appliquer en l'état, il existait un risque « de perturbation » pour le groupe et pour certains de ses employés et leurs familles.
Du jamais-vu moins de deux semaines après l'investiture du président des États-Unis, plusieurs diplomates américains ont protesté contre le décret, en utilisant un canal officiel dit de « dissidence ». Les employés du ministère – qui sont 70 000 toutes catégories confondues – ont le droit d'« exprimer leurs opinions avec franchise et de manière confidentielle auprès de leur hiérarchie », a souligné le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner. Mais la Maison-Blanche a peu apprécié : « Soit ils acceptent le programme, soit ils s'en vont », a déclaré Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump.

Merkel hausse le ton
Et aux quatre coins de la planète, la vague d'indignation soulevée par son initiative ne se calme pas, bien au contraire. Haussant le ton, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé que la lutte contre le terrorisme ne justifiait en aucune manière « de généraliser le soupçon contre les personnes en fonction de leur croyance, en l'occurrence ici des personnes de foi musulmane ».
Au Royaume-Uni, le gouvernement était sous pression pour annuler la visite d'État de Trump prévue cette année  plus de 1,4 million de Britanniques ont signé une pétition en ce sens.
Pour rappel, le décret signé vendredi par Donald Trump interdit l'entrée à tous les réfugiés, quelle que soit leur origine, pendant 120 jours (et de façon indéfinie pour les réfugiés syriens). Il l'interdit aussi pendant 90 jours aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane considérés comme des viviers terroristes par Washington : Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Son application confuse, qui a entraîné des scènes de détresse dans des aéroports américains et étrangers avec des personnes bloquées ou refoulées, a déclenché en ce début de semaine une série d'explications entre plusieurs pays et Washington.
Face à la levée de boucliers, l'administration a mis un peu d'eau dans son vin, en particulier sur les détenteurs d'un permis de résident permanent, la fameuse carte verte, mais aussi sur les ressortissants des sept pays visés qui ont une double nationalité.
Après l'Iran, qui a décidé d'une mesure de réciprocité à l'égard des États-Unis, les députés irakiens ont appelé le gouvernement à faire de même si Washington ne revient pas sur sa décision.
(Source : AFP)

Dans la tourmente après sa décision de fermer les frontières aux ressortissants de sept pays musulmans, Donald Trump a été mis en cause hier par son prédécesseur démocrate Barack Obama, qui est sorti de son silence pour saluer le sursaut citoyen à travers les États-Unis. Au moment où les manifestations et les dénonciations – du monde politique au monde des affaires – contre les décrets de l'administration Trump se multiplient, l'ancien président démocrate s'est dit encouragé par « le niveau de mobilisation » à travers le pays.M. Obama avait promis de se tenir à l'écart du débat politique sauf si « les valeurs fondamentales » de l'Amérique étaient menacées : dix jours seulement après son départ de la Maison-Blanche, il a jugé que c'était déjà le cas. « Le président (Obama) est en désaccord...
commentaires (2)

La situation se clarifie , qui sont les allies inconditionnelles de ce clown ? israël et la gb. À quand la guerre civile aux usa ?????? INSHALLAH ..

FRIK-A-FRAK

11 h 08, le 31 janvier 2017

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Commentaires (2)

  • La situation se clarifie , qui sont les allies inconditionnelles de ce clown ? israël et la gb. À quand la guerre civile aux usa ?????? INSHALLAH ..

    FRIK-A-FRAK

    11 h 08, le 31 janvier 2017

  • Fermeture des frontières américaines aux ressortissants de sept pays musulmans : Pire qu'une faute morale c'est une faute politique. Face au champion d'échec russe et à la force tranquille du mandarin en chef de l'Empire du milieu, le locataire de la Maison Blanche fait figure de dangereux trublion

    Tabet Ibrahim

    09 h 29, le 31 janvier 2017

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