Une jeune musulmane de Somalie ayant poursuivi une école d'infirmières à Prague qu'elle avait quittée en 2013 suite à l'interdiction du port du hijab, a été déboutée vendredi de sa plainte, à l'issue du premier procès du genre en République tchèque.
Ouvert en novembre dernier, le procès s'est tenu à Prague en l'absence de jeune femme, Ayan Jamaal Ahmed Nuur, qui avait obtenu l'asile en République tchèque en 2011. Par l'intermédiaire de son avocate, la jeune réfugiée dénonçait une mesure "discriminatoire".
"La plainte par laquelle la plaignante réclamait des excuses et des intérêts à hauteur de 60.000 couronnes (2.220 euros)", a été déboutée", a déclaré la juge, Daniela Cejkova. La lecture du verdict a été accompagnée d'applaudissements du public, qui a entonné l'hymne tchèque.
Le tribunal n'a pas constaté de discrimination, selon la juge. Il a également donné raison à la version de l'école selon laquelle la jeune femme n'est jamais formellement devenue son étudiante car elle l'avait quittée le jour même de la rentrée, sans avoir présenté les documents nécessaires pour son admission.
"Il fallait surtout se pencher sur la question de savoir si la plaignante avait rempli toutes les conditions pour devenir étudiante. Ce n'est que dans ce cas-là qu'elle aurait pu faire valoir ses droits, conformément à la loi anti-discrimination", a déclaré la juge.
La directrice de l'école, Ivanka Kohoutova, a souligné à plusieurs reprises durant le procès que le port du hijab - un voile cachant les cheveux, les oreilles et le cou, ne laissant voir que l'ovale du visage - était contraire au règlement de son établissement.
"Les critères de sécurité et d'hygiène sont beaucoup plus rigoureux dans une école d'infirmières que dans un lycée par exemple", a-t-elle argué, soulignant par ailleurs que son école était largement ouverte aux étudiants étrangers.
L'atmosphère était parfois houleuse lors de ce procès. Cette semaine, la juge a même dû ordonner le huis clos, à cause des réactions du public.
De son côté, l'avocate de la jeune Somalienne, Radka Korbelova Dohnalova, a insisté que la plainte avait été "justifiée".
"Ma cliente a été obligée de quitter l'école car elle ne pouvait pas avoir la tête voilée", a-t-elle affirmé.
Le port du voile n'est pas régi par la législation en République tchèque (10,5 millions d'habitants), où la communauté musulmane ne compte qu'entre 10 000 et 20 000 membres.
Ouvert en novembre dernier, le procès s'est tenu à Prague en l'absence de jeune femme, Ayan Jamaal Ahmed Nuur, qui avait obtenu l'asile en République tchèque en 2011. Par l'intermédiaire de son avocate, la jeune réfugiée dénonçait une mesure "discriminatoire"."La plainte par laquelle la plaignante réclamait des excuses et des intérêts à hauteur de 60.000 couronnes (2.220 euros)", a été déboutée", a déclaré la juge, Daniela Cejkova. La lecture du verdict a été accompagnée d'applaudissements du public, qui a entonné l'hymne tchèque.
Le tribunal n'a pas...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir