Samedi, le village de Kfarchima s'est réveillé sur un drame. Le corps d'une fillette bangladaise d'à peine 2 ans a été retrouvé par des éboueurs de Sukleen dans un sac jeté dans une benne à ordures, dans la rue Philémon Wehbé. Selon le médecin légiste, la mort a été provoquée par une hémorragie et un étranglement. Des contusions étaient aussi visibles sur les parties génitales de la fillette comme sur les pieds.
Le poste de gendarmerie de Baabda a réussi à identifier la mère et à l'arrêter hier ainsi que deux de ses amis qui avaient essayé de la cacher. Selon des informations rapportées par certains médias, la maman a reconnu au cours de l'enquête avoir tué sa fille « parce qu'elle avait été dérangée par ses pleurs ». Elle l'aurait battue puis étranglée à l'aide d'un nœud coulant qu'elle lui avait attaché autour du cou.
Le père de la fillette, lui aussi de nationalité bangladaise, aurait abandonné son épouse après lui avoir pris tout son argent, lui laissant la fillette à sa charge. La maman travaillait dans une école située dans la région de Kfarchima, mais son salaire ne lui permettait pas de boucler son mois. Elle aurait demandé à la directrice de l'école si elle connaissait un couple qui voudrait adopter un enfant. Elle aurait même déclaré devant plusieurs personnes qu'elle voulait vendre sa fille, a-t-on ajouté de même source.
Le poste de gendarmerie de Baabda a convoqué le mari qui se trouve au Akkar. L'enquête se poursuit, selon les médias, pour établir si d'autres personnes sont impliquées dans ce crime, sachant que la maman a affirmé ne pas avoir de complices.
Liban - Crime
Arrestation de la mère de la fillette bangladaise retrouvée morte à Kfarchima
OLJ / le 16 janvier 2017 à 00h00

