Du lourd aujourd'hui à Oyem : la Côte d'Ivoire, tenante du titre, démarre contre le Togo de Claude Le Roy et Adebayor, tandis que le Maroc d'Hervé Renard se mesure aux Léopards de la RD Congo, dans le groupe C de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2017. Les deux « sorciers blancs » français les plus emblématiques entrent ainsi en piste dans l'un des groupes les plus relevés, et n'ont pas intérêt à rater cette première marche.
Face aux Ivoiriens champions en titre, Le Roy débute sa 9e CAN (record), cette fois à la tête des Éperviers togolais toujours menés par Adebayor. Mais l'état de forme du buteur suscite des interrogations, puisqu'il est sans club depuis l'été dernier. Les Éléphants sont, quant à eux, privés des repères Yaya Touré (retraite) et Gervinho (blessé). Il reste des cadres, tels que le capitaine Serey Dié, les défenseurs Bailly et Aurier ou encore les attaquants Kalou et Gradel, mais Michel Dussuyer a injecté pas mal de sang neuf dans la sélection.
Dans le deuxième match, Renard a la mission de faire renaître le foot marocain, en sommeil depuis de longues années. Les Aigles sont opposés aux Léopards du Franco-Congolais Florent Ibenge, qui avaient fini 3es de la dernière CAN. Le Maroc doit faire sans quatre éléments offensifs de poids (Belhanda, Tannane, Boufal, Amrabat), ce qui va amener Renard à « peut-être changer de système ». La RDC, elle, est privée de son meilleur élément offensif, Bolasie (forfait).
Samedi, jour d'ouverture du tournoi, le Gabon et le Cameroun ont raté leurs débuts en se faisant rejoindre par la Guinée-Bissau (1-1) et le Burkina Faso (1-1), d'où une égalité parfaite dans le groupe A. Il fallait croire que le chiffre 1 était à l'honneur pour cette première journée de matches, avec un but marqué et un but encaissé pour chaque équipe, si bien que le statu quo absolu prévaut à l'issue des deux premiers matches disputés à Libreville.
La désillusion la plus grande fut surtout pour les hôtes gabonais, qui ont encaissé l'égalisation du méconnu Marinho Soares de la tête dans le temps additionnel (90e + 1). Les Bissau-Guinéens pouvaient exulter, pour la première participation de leur histoire à une phase finale de CAN. Le capitaine des Panthères locales, Pierre-Emerick Aubameyang, un des meilleurs buteurs d'Europe avec Dortmund, avait pourtant répondu présent en ouvrant la marque d'un tacle reprenant un centre-tir de Bouanga (50e). Le scénario fut un peu similaire lors du second match : le capitaine camerounais Benjamin Moukandjo, attaquant qui évolue à Lorient, déflorait le score sur coup franc (35e), puis Issoufou Dayo lui répondait de la tête à l'issue d'un cafouillage (75e).
(Source : AFP)

