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Chypriotes grecs et turcs rassemblés pour soutenir la réunification

AFP
08/01/2017

"Nous sommes prêts à vivre ensemble": des dizaines de Chypriotes grecs et turcs se sont rassemblés dimanche à Nicosie pour un concert en soutien à la paix, à la veille de nouvelles négociations visant à réunifier l'île divisée depuis 42 ans.

L'événement, co-organisé par quatre médias locaux - chypriotes grecs et turcs - et baptisé "Countdown to peace" ("compte à rebours vers la paix") se tenait à Nicosie, la capitale elle-même divisée et coupée au milieu de son centre historique par la ligne de démarcation.
"Même si les points de passage (de part et d'autre de la ligne de démarcation) sont ouverts depuis 2003, il n'y a pas eu beaucoup de communication entre nous. C'est cette lacune que nous essayons de combler", explique à l'AFP Marilena Evangelou, rédactrice en chef au quotidien chypriote grec Politis, l'un des organisateurs.
"Nous voulons montrer à nos dirigeants et au monde que les habitants de cette île sont prêts à vivre ensemble et à s'amuser", ajoute-t-elle.

Devant la scène installée dans le marché couvert de la partie nord (chypriote turque) de Nicosie, Semeli, une jeune Chypriote grecque, danse avec un ami chypriote turc, de 30 ans son aîné. Quelques mètres plus loin, des bénévoles distribuent des produits artisanaux, dont du halloumi, fromage traditionnel, et de la "zivania", une eau de vie fabriquée sur cette île méditerranéenne.

Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher Chypre à la Grèce.
Lundi, les dirigeants politiques des deux camps, qui ont relancé les négociations de paix en 2015, tiendront à Genève de nouveaux pourparlers, après s'être séparés en novembre sur un désaccord persistant.
"Nous sommes plus proches que jamais d'un accord", lance Elena Kamilari, biologiste chypriote grecque, dont la voix peine à recouvrir le son tonitruant des basses qui font vibrer les murs du bâtiment.
La jeune femme de 31 ans dont la famille est originaire de Kyrenia, une ville portuaire du nord désormais en zone turque, espère que cette cité fera bientôt partie d'un Etat fédéral unifié. Ismaïl, un ingénieur civil chypriote turc, se dit lui moins optimiste, mais ose croire à une solution. "Tout dépendra du soutien de la Turquie", estime le jeune homme de 27 ans.

Portées par des ONG, des médias et des associations bi-communautaires, les initiatives se sont multipliées au sein de la société civile au cours des derniers mois pour appuyer le processus politique.

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