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Moyen Orient et Monde

Bahreïn maintient l’opposant Nabil Rajab en détention

Justice / Golfe
OLJ
29/12/2016

Un tribunal à Bahreïn a ordonné hier la libération du célèbre opposant Nabil Rajab pour des tweets jugés hostiles au royaume et à l'Arabie saoudite, mais le procureur a obtenu son maintien en détention pour une autre affaire, a annoncé l'agence de presse officielle BNA.
M. Rajab, 52 ans, « restera en prison » pour une affaire de cybercriminalité liée à la « propagation de fausses informations sur la situation dans le royaume » de Bahreïn « jusqu'à ce que l'enquête soit terminée », a indiqué le procureur en chef Mohammad Salah, cité par BNA. Adam, le fils de l'opposant, s'est insurgé contre cette décision. « C'est triste, mon père ne sera pas libéré. Ces oppresseurs ont déjà une autre affaire toute prête pour lui. Ils ne veulent pas qu'il sorte. » Nabil Rajab, défenseur des droits de l'homme connu à travers le monde, souffre de problèmes de santé, notamment cardiaques. Quelques heures avant l'annonce de son maintien en détention, un tribunal avait ordonné sa libération provisoire en attendant son procès prévu le 23 janvier pour des tweets jugés hostiles à Bahreïn et à l'Arabie saoudite. Figure de proue de l'opposition chiite et déjà emprisonné dans le passé, Nabil Rajab avait été arrêté le 13 juin pour cette affaire de tweets critiquant l'intervention de pays du Golfe dans la guerre au Yémen.
Il est poursuivi pour « propagation de fausses nouvelles et de rumeurs en temps de guerre », selon l'acte d'accusation qui se réfère à la guerre au Yémen où Bahreïn participe depuis mars 2015 à une coalition arabe sous commandement saoudien qui lutte contre une rébellion chiite.
Ces accusations se basent sur des tweets de M. Rajab en 2015, dans lesquels il a aussi dénoncé des actes de « torture » à la prison de Jaw à Bahreïn. Nabil Rajab fait par ailleurs l'objet d'autres enquêtes pour des lettres publiées en septembre par le quotidien américain The New York Times et en décembre par le journal français Le Monde, dans lesquelles il a notamment critiqué le pouvoir à Bahreïn. De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, s'étaient mobilisées ces dernières semaines pour obtenir la libération de M. Rajab, cofondateur et président du Bahrain Center for Human Rights (GCHR). Il est aussi l'un des animateurs du mouvement de contestation à Bahreïn qui réclame depuis plusieurs années une véritable monarchie constitutionnelle à la dynastie sunnite toute-puissante dans ce pays majoritairement chiite.
Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve flotte des États-Unis, est secoué par des manifestations sporadiques depuis la répression en 2011 de la contestation animée par la majorité chiite.
(Source : AFP)

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