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Moyen Orient et Monde - Russie

Poutine confiant en l’avenir après une année où tout lui a souri

Le locataire du Kremlin est revenu sur les élections américaines et sur le succès de sa politique syrienne.

Le président russe Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse annuelle, hier à Moscou. Natalia Kolesnikova/AFP

Le président russe Vladimir Poutine a affiché hier sa confiance en l'avenir au terme d'une année où tout lui a souri, des États-Unis avec la victoire qu'il avait prévue de Donald Trump, à la Syrie où il veut mettre un terme à la guerre et installer durablement la Russie. Interrogé au cours de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, le chef de l'État russe est revenu sur 2016 qui a consacré sa politique militaire en Syrie et ses paris politiques en Europe et aux États-Unis où l'influence russe n'a jamais été aussi forte depuis la chute de l'Union soviétique il y a très exactement 25 ans.
« Personne, à part nous », les Russes, n'a cru que Donald Trump pouvait être élu président, a lancé M. Poutine, tout en fustigeant les démocrates de Barack Obama et d'Hillary Clinton pour leur manque de « dignité » dans la défaite. La Russie, et Vladimir Poutine personnellement, ont été accusés par Washington d'avoir perturbé l'élection présidentielle à l'aide de piratages informatiques censés avoir favorisé la victoire de M. Trump, partisan d'une « normalisation » des relations avec Moscou. « Le Parti démocrate n'a pas seulement perdu l'élection présidentielle, mais aussi le Sénat, où les Républicains ont la majorité, et le Congrès, où les Républicains ont la majorité. Est-ce à cause de quelque chose que nous, que moi, avons fait ? » a ironisé le président russe. « Ils perdent sur tous les fronts mais mettent leurs échecs sur le compte des autres, de facteurs externes. À mon avis, cela sape leur dignité. Il faut savoir perdre avec dignité », a estimé M. Poutine.
Décontracté, sûr de lui, le chef de l'État s'est permis un trait d'humour sur le statut de « maître du monde » que lui donnent certains commentateurs. À un journaliste américain qui l'interrogeait sur une éventuelle élection présidentielle anticipée, Vladimir Poutine lui a répondu avec le sourire : « Dans quel pays ? »

Course aux armements
Vladimir Poutine a également accusé le gouvernement américain d'avoir mis leurs deux pays sur la voie d'une nouvelle course aux armements en se retirant du traité ABM sur la limitation des armes stratégiques en 2002. « Lorsqu'une des parties se retire unilatéralement du traité et affirme qu'elle créera un parapluie antinucléaire pour elle-même, alors la deuxième partie doit soit créer le même parapluie, soit créer des systèmes efficaces pour surpasser ce système de défense antimissile, ce que nous faisons avec succès », a jugé M. Poutine. « Ce n'est pas nous qui avons lancé (ce processus). Nous avons été forcés de répondre à ce défi », a-t-il ajouté.
La veille, il avait ordonné le renforcement de la force de frappe nucléaire de la Russie, notamment afin de la rendre capable de percer tout bouclier antimissile. Dans la foulée, Donald Trump avait suivi en appelant à renforcer et accroître la capacité des États-Unis en matière d'armements nucléaires. M. Poutine a assuré hier ne voir « rien d'inhabituel » et « rien de nouveau » dans cette prise de position.
De son côté, Donald Trump a, le même jour, rendu publique une brève lettre du chef de l'État russe dans laquelle ce dernier souhaite rétablir la coopération russo-américaine et la porter « à un nouveau niveau qualitatif ».

Maxime POPOV et Karim TALBI/AFP

Le président russe Vladimir Poutine a affiché hier sa confiance en l'avenir au terme d'une année où tout lui a souri, des États-Unis avec la victoire qu'il avait prévue de Donald Trump, à la Syrie où il veut mettre un terme à la guerre et installer durablement la Russie. Interrogé au cours de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, le chef de l'État russe est revenu sur 2016 qui a consacré sa politique militaire en Syrie et ses paris politiques en Europe et aux États-Unis où l'influence russe n'a jamais été aussi forte depuis la chute de l'Union soviétique il y a très exactement 25 ans.« Personne, à part nous », les Russes, n'a cru que Donald Trump pouvait être élu président, a lancé M. Poutine, tout en fustigeant les démocrates de Barack Obama et d'Hillary Clinton pour leur manque de...
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