Les acteurs Riz Ahmed, Diego Luna, Felicity Jones, Jiang Wen et Donnie Yen. Photo Jonathan Olley, Lucasfilm 2016
Premier spin-off de la saga légendaire Star Wars, Rogue one s'articule autour d'un pitch assez maigre, mais délivre de fabuleuses scènes d'action.
Le film propose de raconter comment les plans de l'Étoile noire ont atterri dans les mains de la princesse Leia, puis de la rébellion. Ce pitch devait servir de prétexte à un vrai film assumé de guerre des étoiles. Ce premier essai souffre de faiblesses, mais propose aussi de vraies qualités. Certes, les gentils manquent de consistance, les méchants de méchanceté, et certains personnages sont sous – ou mal – utilisés. Le charisme animal de Mads Mikkelsen mérite mieux que son rôle d'ingénieur, et nos deux amis asiatiques méritent eux aussi mieux que leurs séquences hop un gag, hop une scène de combat. Mais c'est une constante depuis Episode One : les personnages que les spectateurs préfèrent sont des deuxièmes, voire troisièmes rôles. Il reste cependant que, visuellement, le film est très soigné, les batailles sont impressionnantes et pour une fois, le film se passe dans un décor paradisiaque, très terrien : on se croirait au One and Only de Dubaï.
En outre, on retrouve certains éléments de la saga, comme les X-wing fighters, mais aucun Jedi ou sabre laser, visiblement réservés a la série mère. Les progrès en CGI sont tels que Peter Cushing a été ressuscité et Carrie Fisher dé-botoxée et rajeunie. Et le retour de la voix la plus effrayante du cinéma est un atout majeur. James Earl Jones, dans le rôle vocal de Darth Vader, est le cauchemar le plus apprécié du cinéma de science-fiction. Mais le vrai plus du film, c'est la présence de Fares Fares, acteur suédo-libanais qui a un grand avenir devant lui.

