Depuis plus d'une semaine, la tension monte dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué, entretenue par une nouvelle série des bombes artisanales lancées à proximité du bureau du mouvement chiite Ansarullah. La dernière est tombée entre la région de Safsaf et de Mounchiyé.
Selon une source non partisane du camp palestinien, « la visite à Aïn el-Héloué effectuée par le secrétaire général d'Ansarullah, Jamal Sleiman, en vue de s'y installer définitivement, s'est accompagnée d'un déploiement d'hommes encagoulés appartenant à cette formation, ce qui a engendré des réactions de peur de la part d'individus lambda, mais aussi de la part d'éléments d'organisations islamistes extrémistes et modérées ». Toujours selon cette source, « cette peur a été alimentée par l'assassinat de deux frères de la famille Abdel Rahman, que le mouvement Ansarullah avait soupçonnés d'appartenir au mouvement Fateh al-Cham et avait accusés d'avoir participé à la guerre en Irak aux côtés du groupe État islamique ».
La source palestinienne, soulignant que « les organisations terroristes takfiristes au sein du camp appréhendent le retour et l'installation de Jamal Sleiman à Aïn el-Héloué », a affirmé que « cette crainte les a poussées à jeter des bombes, la nuit, devant les bureaux d'Ansarullah ». Cette source indique que la milice chiite a déjà liquidé, il y a plus d'un an, 9 personnes d'une même famille dans le camp de Miyé Miyé (près de Saïda), au motif qu'elles commettaient des actes destructeurs au sein du camp pour le compte de parties non palestiniennes, soulignant enfin qu'« Ansarullah est une organisation palestinienne affiliée à l'Iran, fondée en 1990 à la suite de combats entre le mouvement Amal et le Hezbollah ».
Liban - Camps
La crainte d’un retour d’Ansarullah attise les tensions à Aïn el-Héloué
OLJ / le 21 décembre 2016 à 00h00

