L'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, s'en est pris lundi à Saad Hariri et à son gouvernement nouvellement formé, s'attirant une réplique du Premier ministre.
"La division profonde dont souffre le Liban s'est manifestée à nouveau à travers la composition du nouveau gouvernement", a estimé M. Mikati dans des déclarations. "Avec le début du mandat de Michel Aoun et à partir du moment où Saad Hariri a été chargé de former le nouveau cabinet, les Libanais ont été optimistes quant à l'établissement d'un véritable accord politique qui mettrait fin aux divisions que connaît le pays depuis 2005 (...). Mais l'amère réalité a fait surface rapidement, et nous voici à nouveau devant un gouvernement non homogène, dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté. Cela confirme que le travail du Conseil des ministres ne sera pas facile surtout lorsqu'il s'agira d'aborder les questions controversées".
M. Mikati a ensuite demandé à M. Hariri à quel point ses prises de position, "annoncées par lui directement ou par le biais de députés qui lui sont proches, pour justifier son revirement avant l'élection (présidentielle), sont vraies". Il a aussi demandé "si son annonce concernant l'existence d'un accord sur une feuille de route pour la période à venir est réelle ou une simple justification sans aucune base".
"Nous lui demandons s'il reste effectivement attaché aux constantes politiques qu'il a répété ces dernières années et au noms desquelles il a mené des batailles, notamment le Tribunal spécial pour le Liban (qui juge les assassins de Rafic Hariri)", a également interrogé M. Mikati.
A cette question, M. Hariri a répondu à l'ancien Premier ministre via Twitter. "Oui, et vous êtes le premier à le savoir, sachant que nous n'avons déclenché aucune bataille mais que nous sommes ceux qui ont été victimes de guerres, d'assassinats et de traîtrise", a écrit M. Hariri.
@Najib_Mikati نعم يا دولة الرئيس وانت اكثر من يعرف ذلك، علما اننا لم نشن أي حروب بل نحن من تعرضنا للحروب والاغتيال والغدر
— Saad Hariri (@saadhariri) December 19, 2016
M. Mikati s'est également dit surpris que la représentation de Tripoli au sein du gouvernement soit limitée à Mohammad Kabbara, nouveau ministre du Travail. "Le défi le plus important (du nouveau gouvernement) sera l'adoption d'une nouvelle loi pour les prochaines élections législatives, a encore dit M. Mikati. C'est une réelle opportunité pour lancer le processus de la réforme du changement que nous souhaitons à tous les Libanais".
"La division profonde dont souffre le Liban s'est manifestée à nouveau à travers la composition du nouveau gouvernement", a estimé M. Mikati dans des déclarations. "Avec le début du mandat de Michel Aoun et à partir du moment où Saad Hariri a été chargé de former le nouveau cabinet, les Libanais ont été optimistes quant à l'établissement d'un véritable accord politique qui mettrait fin aux divisions que connaît le pays depuis 2005 (...). Mais l'amère réalité a fait surface rapidement, et nous voici à nouveau devant un gouvernement non homogène, dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté. Cela confirme que le travail du Conseil des ministres ne sera...

