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Moyen Orient et Monde - Cisjordanie

L’évacuation de force se précise pour la colonie sauvage d’Amona

Les habitants de la colonie israélienne d'Amona ont rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi une offre du gouvernement de les reloger ailleurs, ce qui devrait conduire à l'évacuation forcée de cette emblématique implantation en Cisjordanie occupée. Le sort de la quarantaine de familles d'Amona est au cœur d'une bataille aux enjeux politiques, diplomatiques et humains, qui va en s'amplifiant depuis des semaines à l'approche du 25 décembre. La Cour suprême israélienne a décidé qu'Amona, où vivent environ 300 personnes, devait être détruite avant cette date parce qu'elle a été construite illégalement sur des terres privées palestiniennes.
Les résidents d'Amona ont annoncé, dans un communiqué, avoir décidé à une majorité écrasante de refuser une offre du gouvernement en échange de leur promesse de se laisser évacuer sans violence. L'offre stipulait que seules 12 familles resteraient sur la même colline, mais seraient déplacées sur d'autres terrains, jugés vacants, a dit Eliana Passentin, porte-parole de la subdivision administrative locale. Les 28 autres familles seraient logées temporairement dans la colonie voisine d'Ofra, en attendant de trouver une solution.
Les habitants d'Amona refusent leur éviction en invoquant leur présence sur les lieux depuis des années, le soutien apporté en son temps par l'État à leur installation et le lien millénaire entre les juifs et ces terres. Après ce rejet, Amona a connu une nuit d'effervescence avivée par les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux, chacun s'attendant à une expulsion imminente. Des dizaines de jeunes des environs sont venus dormir sur place pour soutenir les habitants, renforçant la crainte d'une confrontation.
Amona est une colonie dite sauvage, c'est-à-dire illégale au regard du droit qu'Israël applique à la majorité de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.
(Source : AFP)

Les habitants de la colonie israélienne d'Amona ont rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi une offre du gouvernement de les reloger ailleurs, ce qui devrait conduire à l'évacuation forcée de cette emblématique implantation en Cisjordanie occupée. Le sort de la quarantaine de familles d'Amona est au cœur d'une bataille aux enjeux politiques, diplomatiques et humains, qui va en s'amplifiant depuis des semaines à l'approche du 25 décembre. La Cour suprême israélienne a décidé qu'Amona, où vivent environ 300 personnes, devait être détruite avant cette date parce qu'elle a été construite illégalement sur des terres privées palestiniennes.Les résidents d'Amona ont annoncé, dans un communiqué, avoir décidé à une majorité écrasante de refuser une offre du gouvernement en échange de leur promesse de se laisser...
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