Le rideau s'apprête à tomber. Alep-Est n'est plus qu'un amas de pierres et de poussière. Avec le dernier accord entre Russes et Turcs sur un cessez-le-feu dans la 2e ville du pays, permettant l'évacuation des insurgés et des milliers de civils affamés et désespérés, le dernier acte d'un calvaire qui aura duré cinq ans prend fin. La reprise d'Alep par le régime et ses alliés russes et iraniens après une offensive féroce et barbare représente la plus importante victoire de Bachar el-Assad, depuis le début de la guerre en 2011, et marque parallèlement un coup dur pour une rébellion décimée et divisée.
Au-delà de la symbolique que représente la bataille d'Alep, celui d'un régime oppressif opposé à un mouvement rebelle et populaire, ou celui d'un régime légitime en train de lutter contre des « groupes terroristes », l'histoire devrait se souvenir de l'impuissance de l'Onu et du silence monstrueux d'une communauté internationale qui a choisi de fermer les yeux face aux atrocités commises envers une population « qui ne réclamait que la liberté »...
Moyen Orient et Monde
Alep, le dernier acte du calvaire
OLJ / le 15 décembre 2016 à 00h00

