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Moyen Orient et Monde

Sadiq Jalal al-Azm n’est plus

Sadiq Jalal al-Azm est décédé dimanche. Philosophe ayant rédigé sa thèse à Yale sur Kant, il avait tenu à faire profiter la Syrie de son savoir universel. Il a dirigé pendant des années, contre vents et marées, le département de philosophie à l'Université de Damas. Homme de gauche, comme tous les êtres doués de sens critique que l'expérience planétaire avec le socialisme a laissés désillusionnés, il était devenu un grand défenseur des droits de la personne. Cela ne lui était pas difficile, il en avait souffert directement. En 1969, paraissait à Beyrouth une lecture de l'effondrement arabe dans la défaite de la guerre des Six-Jours, intitulée « Critique de la pensée religieuse ». Ouvrage retentissant, car la critique contenue dans l'ouvrage portait sur l'obscurantisme contre la rationalité. Il lui avait valu l'exil et d'être poursuivi jusqu'au Liban pour atteinte à la moralité publique. Jamais Sadiq al-Azm ne s'est fait d'illusion sur la religion utilisée comme arme politique.

Sadiq Jalal al-Azm est décédé dimanche. Philosophe ayant rédigé sa thèse à Yale sur Kant, il avait tenu à faire profiter la Syrie de son savoir universel. Il a dirigé pendant des années, contre vents et marées, le département de philosophie à l'Université de Damas. Homme de gauche, comme tous les êtres doués de sens critique que l'expérience planétaire avec le socialisme a laissés désillusionnés, il était devenu un grand défenseur des droits de la personne. Cela ne lui était pas difficile, il en avait souffert directement. En 1969, paraissait à Beyrouth une lecture de l'effondrement arabe dans la défaite de la guerre des Six-Jours, intitulée « Critique de la pensée religieuse ». Ouvrage retentissant, car la critique contenue dans l'ouvrage portait sur l'obscurantisme contre la rationalité. Il lui avait...
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