Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Crise Des Réfugiés

UE : les candidats à l’asile pourront être renvoyés vers la Grèce à compter de mars

Le mécanisme européen de relocalisation des demandeurs d'asile en Grèce avait été suspendu en 2011 en raison des mauvais traitements constatés sur place.

Un petit garçon à bicyclette dans le camp de réfugiés de Souda, sur l’île de Chios en Grèce, le 7 septembre 2016. Alkis Konstantinidis/Reuters

Les pays de l'Union européenne seront autorisés à renvoyer vers la Grèce tous les candidats à l'asile ayant pénétré sur le sol européen via ce pays à compter de la mi-mars, selon une proposition présentée hier par la Commission européenne. Il s'agit, a expliqué l'exécutif européen, de rétablir « un fonctionnement normal » du système dit de Dublin, qui détermine les règles de répartition des candidats à l'asile dans l'UE.
Les renvois s'appliqueront « uniquement aux candidats à l'asile arrivés en Grèce illégalement à partir du 15 mars 2017 », exception faite des mineurs isolés, pas concernés « pour le moment », précise la Commission dans un communiqué. Elle compte parallèlement sur une accélération des « relocalisations » dans l'UE de réfugiés arrivés par la Grèce ou l'Italie, afin de soulager ces deux pays les plus durement touchés par la vague migratoire. Sur l'objectif de 160 000 réfugiés à « relocaliser » en deux ans – entre septembre 2015 et septembre 2017 –, seuls 8 162 l'ont été à ce jour : 6 212 depuis la Grèce et 1 950 depuis l'Italie, d'après les chiffres publiés jeudi par Bruxelles. En novembre 2016, il y a eu « 1 406 relocalisations » depuis ces deux pays, ce qui constitue « le plus gros chiffre » sur un mois, s'est néanmoins félicitée la Commission. Mais ce record doit être au moins doublé (à 3 000 au total en rythme mensuel) d'ici à avril, et au moins triplé ensuite (à 4 500), pour parvenir en septembre prochain à une répartition dans l'UE de « tous les candidats éligibles » à ce système.

Un système désormais fonctionnel
« Ces derniers mois, la Grèce a fait des progrès significatifs pour rétablir, dans des conditions difficiles, un système d'asile fonctionnant normalement, et il faut le saluer », a justifié lors d'une conférence de presse Dimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration.
Les renvois vers la Grèce avaient été suspendus en 2011 en raison des déficiences du système de traitement constatées par deux juridictions européennes. Désormais, ils vont pouvoir reprendre « progressivement », en tenant compte de la persistance d'une « forte pression migratoire » et de la difficulté à traiter en urgence les demandes des candidats les plus « vulnérables ».
Depuis le pacte migratoire UE-Turquie conclu le 18 mars 2016, les arrivées dans les îles grecques ont drastiquement baissé – à « 90 en moyenne quotidienne » actuellement–, mais il y a encore à ce jour plus de 62 000 migrants et réfugiés bloqués en Grèce, d'après la proposition de la Commission. Dans le cadre de ce pacte controversé, 748 migrants ont été déjà reconduits des îles grecques vers la Turquie, dont 95 Syriens.
En ce qui concerne les « réinstallations » dans l'UE de réfugiés syriens établis dans les pays voisins de la Syrie (Liban, Jordanie, Turquie), les États membres « ont continué d'augmenter leurs efforts », toujours selon les mêmes sources. 13 887 Syriens en ont bénéficié à ce jour, sur une cible fixée à 22 504 par l'UE en juillet 2015. Dans ce total, on compte 2 761 réfugiés syriens « réinstallés » depuis la seule Turquie, qui en héberge environ 3 millions.
(Source : AFP)

Les pays de l'Union européenne seront autorisés à renvoyer vers la Grèce tous les candidats à l'asile ayant pénétré sur le sol européen via ce pays à compter de la mi-mars, selon une proposition présentée hier par la Commission européenne. Il s'agit, a expliqué l'exécutif européen, de rétablir « un fonctionnement normal » du système dit de Dublin, qui détermine les règles de répartition des candidats à l'asile dans l'UE.Les renvois s'appliqueront « uniquement aux candidats à l'asile arrivés en Grèce illégalement à partir du 15 mars 2017 », exception faite des mineurs isolés, pas concernés « pour le moment », précise la Commission dans un communiqué. Elle compte parallèlement sur une accélération des « relocalisations » dans l'UE de réfugiés arrivés par la Grèce ou l'Italie, afin de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut