Le roi Salmane d’Arabie saoudite a été accueilli à son arrivée hier à Doha par l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Saudi Press Agency/Handout via Reuters
Pour sa première tournée régionale depuis son accession au trône en janvier 2015, le roi Salmane d'Arabie saoudite a été accueilli à son arrivée hier à Doha par l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, après s'être rendu dimanche aux Émirats. Il participera ensuite, aujourd'hui et demain, à Manama au sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui se tient sur fond d'aggravation des conflits au Moyen-Orient, mais aussi d'incertitudes sur la politique de la future administration américaine du président élu Donald Trump. La formation de l'équipe Trump est en effet suivie de près dans les monarchies du Golfe, déçues par la politique du président sortant Barack Obama qui a amorcé une ouverture sur l'Iran et a refusé d'impliquer militairement Washington aux côtés de l'opposition syrienne dans la guerre contre le régime de Bachar el-Assad.
Les dirigeants du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats, Koweït, Oman et Qatar) accueilleront aussi pour la première fois la Première ministre britannique, Theresa May, qui, selon un communiqué de Londres, discutera du développement des échanges commerciaux avec le Golfe dans la période « post-Brexit ». Les Britanniques évoquent un chiffre de plus de 35 milliards d'euros en termes d'opportunités dans 15 secteurs au cours des cinq prochaines années dans le Golfe.
Mme May est le deuxième dirigeant occidental à assister à un sommet du CCG après le président français François Hollande en mai 2015 à Riyad. Le sommet de Manama se tient au moment où les monarchies du Golfe continuent de se serrer la ceinture sous l'effet de la baisse de leurs recettes pétrolières consécutives à la chute des cours du brut, en recul de 50 % depuis la mi-2014.
(Source : AFP)

