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Moyen Orient et Monde - Syrie

Trois quartiers rebelles tombent à Alep

Les habitants fuient par milliers les combats.

Des forces loyalistes inspectent le quartier de Massaken Hanano qu’ils viennent de conquérir. George Ourfalian/AFP

Les troupes du régime syrien ont chassé en 24 heures les rebelles de trois quartiers d'Alep et poussé des milliers d'habitants à la fuite, dans ce qui pourrait marquer un tournant dans leur vaste offensive pour la reconquête de la deuxième ville de Syrie.
Inédits depuis 2012, ces revers sont les plus importants pour les rebelles depuis le lancement le 15 novembre par le régime d'une violente offensive pour reprendre les quartiers est de cette ville septentrionale divisée depuis quatre ans en zone sous contrôle gouvernemental à l'ouest et secteur rebelle à l'est.
Le secteur est (250 000 habitants) de la ville est totalement asphyxié par un siège imposé depuis quatre mois et subit les bombardements les plus dévastateurs depuis 13 jours.
La capture samedi du quartier de Massaken Hanano, le plus grand du secteur rebelle d'Alep, a marqué le début de cette importante avancée de l'armée, qui s'est emparée hier des quartiers adjacents de Jabal Badro et de Baadine. Massaken Hanano a été le premier quartier capturé par les rebelles à l'été 2012, divisant l'ex-capitale économique de Syrie en deux. L'armée menait dans le même temps de violents combats contre les rebelles dans le quartier stratégique de Sakhour dont la prise permettrait au régime de couper définitivement Alep-Est en deux, nord et sud.
« L'avancée rapide de l'armée est due à sa stratégie d'attaque contre Alep-Est sur plusieurs fronts, affaiblissant les rebelles », estime Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Premier exode depuis 2012
Après la prise de Massaken Hanano, le régime a assuré sa volonté de « nettoyer » ce secteur de la rébellion, qui dénonce l'inaction de la communauté internationale face à la politique « de faim et de soumission » du régime.
Depuis la nuit de samedi à dimanche, plus de 4 000 habitants ont fui Alep-Est, d'après l'OSDH. « Depuis la nuit, près de 1 700 civils ont fui vers les zones gouvernementales, tandis que plus de 2 500 autres se sont réfugiés dans le quartier kurde de Cheikh Maqsoud », à cheval entre les deux parties de la métropole divisée, a dit l'OSDH hier. « C'est le premier exode de ce genre d'Alep-Est » depuis plus de quatre ans, explique M. Abdel Rahmane.
La télévision d'État syrienne a diffusé hier des images montrant un grand nombre de civils se rassemblant près de bus verts venus les prendre du quartier de Massaken Hanano. D'après les médias officiels, les déplacés en zone gouvernementale ont été emmenés « par l'armée vers des lieux sûrs ».
Les troupes du régime poursuivaient leur avancée et concentraient leurs bombardements sur les quartiers de Sakhour et Haydariyé.

« Annihiler la révolution »
« L'aviation détruit tout méthodiquement, zone par zone », s'est indigné Yasser al-Youssef, un responsable du groupe rebelle Noureddine al-Zinki, un des principaux d'Alep. « Si on n'interdit pas à cette aviation de bombarder, elle détruira ce qui reste de la ville d'Alep, quartier après quartier ». Et parallèlement à l'avancée de l'armée, les forces kurdes présentes à Cheikh Maqsoud ont profité de la déroute rebelle pour s'emparer d'une partie du quartier adjacent de Boustane al-Bacha. L'autre partie est contrôlée par l'armée. M. Youssef a accusé le régime, ses alliés russe et iranien « d'annihiler la révolution (...) et d'appliquer la politique de la faim et de la soumission, au su et au vu de l'Onu, sans aucun égard pour le droit international ».
« L'armée syrienne a réalisé le plus important de ses succès à Alep-Est » et « ouvre la voie à une nouvelle progression », a écrit hier le quotidien al-Watan, proche du régime. Elle « est déterminée à poursuivre ses efforts (...) en nettoyant complètement les quartiers est », poursuit le journal.
Le bilan de l'offensive s'élevait à 225 civils tués, dont 27 enfants à Alep-Est, où les habitants manquent de tout en raison du siège, selon l'OSDH.

Les troupes du régime syrien ont chassé en 24 heures les rebelles de trois quartiers d'Alep et poussé des milliers d'habitants à la fuite, dans ce qui pourrait marquer un tournant dans leur vaste offensive pour la reconquête de la deuxième ville de Syrie.Inédits depuis 2012, ces revers sont les plus importants pour les rebelles depuis le lancement le 15 novembre par le régime d'une violente offensive pour reprendre les quartiers est de cette ville septentrionale divisée depuis quatre ans en zone sous contrôle gouvernemental à l'ouest et secteur rebelle à l'est.Le secteur est (250 000 habitants) de la ville est totalement asphyxié par un siège imposé depuis quatre mois et subit les bombardements les plus dévastateurs depuis 13 jours.La capture samedi du quartier de Massaken Hanano, le plus grand du secteur rebelle d'Alep,...
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