Des graffitis et des menaces de mort ont été découverts dans une synagogue libérale en Israël, vraisemblablement l'oeuvre de personnes qui s'opposent à l'idée d'un espace de prière mixte devant le mur des Lamentations, ont indiqué jeudi la police et les médias.
Les médias israéliens ont diffusé des photos montrant un couteau posé sur des enveloppes portant les noms de trois personnalités du judaïsme libéral, dont Anat Hoffman, présidente de l'organisation "Les Femmes du mur", qui milite depuis des années pour obtenir le droit, réservé aux hommes, de prier et de lire la Torah devant le mur des Lamentations à Jérusalem. Plusieurs graffitis menaçants, inspirés des textes bibliques, ont également été retrouvés sur les murs extérieurs du bâtiment. La police a indiqué avoir ouvert une enquête.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé des actes qui n'ont "pas leur place dans notre société libre".
Le mouvement juif libéral, surtout développé aux Etats-Unis, encourage les juifs à s'adapter à la modernité, au besoin en modifiant certains rituels traditionnels. Il favorise notamment l'égalité des pratiques entre les hommes et les femmes, ce qui est totalement rejeté par le judaïsme orthodoxe, prédominant en Israël.
Selon des sondages récents, moins de 4% d'Israéliens se réclament du mouvement libéral.
Le mur des Lamentations est placé sous l'autorité du rabbinat orthodoxe.
Après des années de querelle, le gouvernement avait décidé en janvier 2016 de créer un espace mixte de prière, au sud du mur des Lamentations, dans le prolongement des sections hommes et femmes. Mais cet espace attend toujours de voir officiellement le jour, à cause de l'opposition des partis ultra-orthodoxes, partenaires de la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu.
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Israël : graffitis et menaces sur les murs d'une synagogue libérale
AFP / le 24 novembre 2016 à 15h52


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