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Moyen Orient et Monde - Irak

Les forces spéciales progressent dans l’est de Mossoul

Un nouveau charnier de l'EI découvert à Tall al-Dahab.

Des membres des Hachd al-Chaabi près de Tall Afar, à l’ouest de Mossoul, hier. Thaier al-Sudani/Reuters

Les troupes d'élite irakiennes ont gagné du terrain hier dans l'est de Mossoul, dernier bastion irakien de l'État islamique, situé dans le nord du pays. Le Service de contre-terrorisme (CTS) a pris d'assaut le district de Tahrir, en bordure nord-est de Mossoul. Un journaliste de Reuters présent sur la ligne de front a pu voir des civils s'enfuir en nombre du district voisin d'Aden où les combats faisaient rage, poussant des chariots contenant leurs affaires en brandissant des drapeaux blancs. La plupart des femmes, toujours vêtues des robes noires imposées par les jihadistes, avaient découvert leurs visages. « La progression est lente à cause des civils », a déclaré le général Abdul Wahab el-Saidi, du CTS. Les unités antiterroristes ont prévu de sécuriser l'ensemble du quartier au cours de la journée. À proximité, dans un secteur encore tenu par l'EI, on pouvait entendre le sermon hebdomadaire diffusé d'un minaret gardé par un homme armé, sans doute un sniper.
Lancée le 17 octobre, l'offensive des forces spéciales et fédérales irakiennes appuyées par la coalition anti-EI sous commandement américain, les peshmergas kurdes et les milices chiites est entrée dans son deuxième mois. Les troupes loyalistes affrontent encore les jihadistes dans une douzaine des quelque 50 quartiers de la partie orientale de Mossoul, ville coupée en deux par le Tigre qui la traverse du nord au sud.

Attaques-suicide
Les membres de l'EI se fondent au sein de la population civile pour éviter les frappes aériennes, se déplacent à l'aide de tunnels et précipitent des voitures piégées sur leur ennemi. Hier, à quelques rues de la ligne de front, un kamikaze a déclenché ses explosifs après avoir été encerclé dans une maison, a dit un officier. L'homme avait été repéré par un drone employé pour traquer les insurgés. Un commandant jihadiste resté anonyme affirme dans l'hebdomadaire de l'État islamique al-Nabaa que le nombre de combattants prêts à commettre des attaques-suicide est à la hausse.
Le CTS est la seule unité des forces à l'offensive à avoir pénétré dans Mossoul, il y a deux semaines. Les autres forces mobilisées n'ont pas encore réussi à enfoncer les lignes jihadistes sur les fronts nord et sud. L'armée irakienne estime à entre 5 000 et 6 000 le nombre de combattants de l'EI retranchés dans Mossoul, face à quelque 100 000 soldats et policiers irakiens, peshmergas et miliciens chiites. Les combats ont fait pour l'heure environ 59 000 déplacés, d'après les estimations de l'Onu. Bagdad refuse de s'avancer sur un calendrier, avertissant toutefois que la bataille de Mossoul pourrait durer plusieurs mois.
Par ailleurs, les forces irakiennes ont découvert une nouvelle fosse commune présumée de l'EI dans un secteur récemment repris aux jihadistes près de Mossoul, ont constaté hier des journalistes de l'AFP. Le site, repris par les forces d'élite du ministère de l'Intérieur, est situé à l'extérieur du village de Tall al-Dahab, à quelque 10 km au sud de Mossoul. Des fragments d'os et des restes de vêtements, comme un pantalon déchiré ou encore une paire de claquettes, étaient visibles sur le site, d'où s'échappait une puanteur suffocante. Selon des habitants, les corps d'environ 40 personnes pourraient se trouver dans ce site que l'EI utilisait pour ses exécutions, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur. « La majorité de ces personnes étaient des membres des forces de sécurité, de l'armée et de la police », a précisé le lieutenant Yahya Joumma présent sur le site. Ce n'est pas la première fois que les forces irakiennes découvrent des charniers dans les zones qu'elles reprennent aux jihadistes. Elles avaient notamment trouvé une fosse commune la semaine dernière dans le village de Hamam al-Alil, au sud-ouest du nouveau site. Selon des habitants du village, ce charnier pourrait contenir des centaines de corps, a rapporté Human Rights Watch (HRW).
(Sources : agences)

Les troupes d'élite irakiennes ont gagné du terrain hier dans l'est de Mossoul, dernier bastion irakien de l'État islamique, situé dans le nord du pays. Le Service de contre-terrorisme (CTS) a pris d'assaut le district de Tahrir, en bordure nord-est de Mossoul. Un journaliste de Reuters présent sur la ligne de front a pu voir des civils s'enfuir en nombre du district voisin d'Aden où les combats faisaient rage, poussant des chariots contenant leurs affaires en brandissant des drapeaux blancs. La plupart des femmes, toujours vêtues des robes noires imposées par les jihadistes, avaient découvert leurs visages. « La progression est lente à cause des civils », a déclaré le général Abdul Wahab el-Saidi, du CTS. Les unités antiterroristes ont prévu de sécuriser l'ensemble du quartier au cours de la journée. À proximité,...
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