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Moyen Orient et Monde - Justice

Désavouée par la Russie, la CPI lance un appel : « Ne partez pas »

La Russie a porté un nouveau coup à la Cour pénale internationale hier en annonçant son intention de retirer sa signature du traité fondateur, la quinzième Assemblée de la CPI s'ouvrant sur des appels à ne pas abandonner cette juridiction « unique ».
Plusieurs pays africains avaient auparavant annoncé vouloir quitter la CPI, faisant notamment écho aux critiques récurrentes sur le continent de persécution envers les Africains. « Je leur lance un message solennel : ne partez pas ! », a déclaré le président de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome, Sidiki Kaba, à La Haye. La Gambie a officiellement notifié lundi son retrait de la CPI auprès des Nations unies, après l'Afrique du Sud et le Burundi en octobre. Ce retrait doit prendre effet un an après la réception de cette notification.
Et, hier, c'est Moscou qui a pris une décision hautement symbolique en voulant retirer la signature qu'elle avait apposée en 2000 au Statut de Rome, qu'elle n'avait jamais ratifié. La Russie reproche à cette instance de ne pas être « véritablement indépendante » et de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités.
Actuellement, neuf des dix enquêtes menées par la cour prennent place en Afrique tandis que la dixième a lieu en Géorgie. Plusieurs examens préliminaires, étape préalable à l'ouverture d'une éventuelle enquête, sont par ailleurs en cours, comme en Colombie, en Afghanistan et en Palestine. Concernant l'Afghanistan, la procureure, qui a réaffirmé à l'Assemblée la volonté de son bureau de poursuivre son mandat, a annoncé lundi soir qu'elle déciderait « de façon imminente » si elle demande l'ouverture d'une enquête. Une telle investigation serait alors la plus complexe et la plus politiquement controversée de la cour. Révélant les premiers résultats d'un long examen préliminaire, Fatou Bensouda a assuré « avoir une base raisonnable permettant de croire » que les forces armées américaines, l'agence de renseignements CIA, les talibans et leurs alliés ainsi que les forces gouvernementales afghanes auraient commis des crimes de guerre.
Pour le haut-commissaire de l'Onu aux Droits de l'homme Zeid Ra'ad el-Hussein, « il n'existe pas de substitut à la CPI ». « Ne trahissez pas les victimes, ni votre propre peuple », a-t-il exhorté, dénonçant une « tendance à l'isolationnisme ».
(Source : AFP)

La Russie a porté un nouveau coup à la Cour pénale internationale hier en annonçant son intention de retirer sa signature du traité fondateur, la quinzième Assemblée de la CPI s'ouvrant sur des appels à ne pas abandonner cette juridiction « unique ».Plusieurs pays africains avaient auparavant annoncé vouloir quitter la CPI, faisant notamment écho aux critiques récurrentes sur le continent de persécution envers les Africains. « Je leur lance un message solennel : ne partez pas ! », a déclaré le président de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome, Sidiki Kaba, à La Haye. La Gambie a officiellement notifié lundi son retrait de la CPI auprès des Nations unies, après l'Afrique du Sud et le Burundi en octobre. Ce retrait doit prendre effet un an après la réception de cette notification.Et, hier, c'est...
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