L’ambassadeur de Fance, Emmanuel Bonne, remettant au directeur général de l’Éducation, Fadi Yarak,l’insigne de chevalier de l’ordre national du Mérite.
« L'homme que nous voulons saluer ce soir est un réformateur et un pédagogue, un patriote, un grand serviteur de l'État et du Liban ». C'est par ces mots considérables que l'ambassadeur de France Emmanuel Bonne a salué jeudi dernier Fadi Yarak, directeur général de l'Éducation, en lui remettant l'insigne de chevalier de l'ordre national du Mérite.
L'hommage a été rendu à la Résidence des Pins, au cours d'une cérémonie chaleureuse à laquelle ont notamment pris part le ministre de l'Éducation et de l'enseignement supérieur Élias Bou Saab, Mgr Camille Zaidan, représentant le patriarche maronite en Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) du ministère français de l'Éducation nationale, ainsi que l'épouse de M. Yarak, Joumana, et leurs deux enfants, Youmna et Makram.
Dans un discours plein de résonances personnelles, M. Bonne a rendu hommage à l'homme de réflexion et de terrain qu'est Fadi Yarak, ainsi qu'au dévouement sans borne qu'il met au service d'une éducation nationale « inclusive » mais « respectueuse de la diversité ».
« Vous êtes pour nous un partenaire exceptionnel. Parce que vous êtes un grand professionnel (...). Je veux vous exprimer la reconnaissance de la République française et vous dire que nous tous ici sommes fiers de vous avoir pour référence dans notre action au service de l'amitié entre la France et le Liban », a affirmé l'ambassadeur de France.
Diplômé en gestion à l'USJ, diplômé de l'ESA, ce n'est pas « la voie toute tracée de l'entreprise et des affaires » que va suivre M. Yarak, a expliqué M. Bonne. Sa « préoccupation du bien public » va le conduire à « s'engager d'abord dans le monde associatif » puis à devenir directeur général de la « très dynamique et remarquable Fondation René Moawad », où il fait preuve, entre 2000 et 2005, de ses extraordinaires qualités humaines et professionnelles dans les domaines de l'éducation, de la santé publique, du développement local, rural et agricole, et des droits de l'homme.
« Vous vous tenez au plus près des gens, vous allez sur le terrain, vous mesurez l'étendue des besoins, constatez tout ce que peut faire l'initiative privée et veillez à travailler avec tous », relève M. Bonne, ce qui a mené assez rapidement Fadi Yarak à assumer de nouvelles responsabilités au ministère des Affaires sociales d'abord, puis au ministère de l'Éducation et de l'enseignement supérieur, dont il devient directeur général.
Les hussards noirs de la République
L'hommage à M. Yarak s'est doublé d'une reconnaissance de dette pour l'extraordinaire effort destiné à empêcher que ne se perdent à l'éducation et ne soient gagnées à « l'extrémisme » des générations d'écoliers syriens dont les parents ont trouvé refuge provisoire au Liban.
« C'est là votre talent, votre responsabilité, votre défi, votre ambition, Monsieur le Directeur général. Pour vous, tous les enfants libanais ont droit à une même éducation de la maternelle au baccalauréat. C'est juste et c'est nécessaire dans un pays où l'éducation est souvent la principale ressource à disposition des familles pour préparer l'avenir. C'est aussi une condition indispensable pour continuer à construire la nation libanaise et consolider son unité, là encore dans le respect des différences mais sans oublier la communauté de destin des Libanais. Il y a ainsi dans votre manière d'accomplir votre mission quelque chose qui nous rappelle les hussards noirs de la République, leur idéalisme et leur dévotion au peuple et au progrès. »
« Nous vous soutenons dans cette démarche. Et nous admirons votre engagement, a ajouté l'ambassadeur (...). Au fond, vous jouez un rôle éminemment politique et préparez le Liban de demain à votre place. Vous le faites avec détermination mais aussi avec une grande ingéniosité et une incroyable capacité d'adaptation à une réalité complexe et difficile – celle des besoins de la population mais aussi des moyens de la puissance publique. Celle surtout des conséquences de la crise syrienne qui obligent à scolariser des dizaines de milliers d'enfants réfugiés dans les écoles libanaises pour éviter qu'ils ne soient abandonnés à leur sort. C'est un enjeu d'une gravité sans précédent car il s'agit non seulement de limiter les dégâts de la crise humanitaire mais aussi d'éviter que des enfants sans éducation, sans formation ne deviennent la proie facile des mouvements extrémistes. Et tout cela il faut le faire en veillant à ce que les communautés d'accueil, les enfants des villes et villages libanais donc, continuent de bénéficier du même service public d'éducation (...). Je dois dire que c'est une grande leçon d'hospitalité et de générosité que le Liban donne au monde. »
Le mérite, valeur démocratique
Pour sa part, M. Yarak a dit sa fierté de recevoir, après les palmes académiques, l'ordre national du Mérite. « Le concept de mérite national est un des plus importants parmi les valeurs démocratiques, a-t-il dit. Il reflète l'importance que les démocraties accordent à l'effort mis au service de la collectivité. C'est un principe qui a toujours guidé mes pas, tant dans mon éducation personnelle que dans mon parcours professionnel au service de l'État ».
« Dès mon plus jeune âge, a ajouté M. Yarak, Mona, ma mère, a veillé à me l'inculquer (...). C'est par le mérite qu'une société juste se construit, car faisant fi des données arbitraires et subjectives de départ, elle offre sa chance à tout un chacun. C'est par leur mérite que les personnes qui m'ont le plus marqué se sont illustrées. »
« La société civile, a avancé le directeur de l'Éducation, constitue l'avenir du Liban et permet d'appliquer à l'espace public les règles fondamentales de liberté d'expression et la participation au développement social et économique, qui me paraissent essentielles. »
M. Yarak a remercié son épouse, Joumana, « qui a su intégrer à mon travail sa passion pour l'art et la culture. Nous étions et restons persuadés qu'il faut lier l'enseignement à la culture (...) L'éducation à mon sens se donne pour but essentiel aujourd'hui la formation du citoyen : citoyen qui participe au renforcement d'une société inclusive, stable et à la croissance économique de notre pays (...). Notre système éducatif doit consolider les acquis linguistiques, renforcer cette richesse du plurilinguisme ; et les Libanais doivent œuvrer dans l'esprit de leur vocation : la diversité culturelle sans pour autant sacrifier leur identité, leurs racines et leur unité. »
Pour mémoire
« Grand serviteur de l'État », Fady Yarak décoré par la France
L'hommage a été rendu à la Résidence des Pins, au cours d'une cérémonie chaleureuse à laquelle ont notamment pris part le ministre de l'Éducation et de l'enseignement supérieur Élias Bou Saab, Mgr Camille Zaidan, représentant le patriarche maronite en Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) du ministère français de l'Éducation nationale, ainsi que l'épouse de M. Yarak, Joumana, et leurs deux enfants, Youmna et Makram.
Dans un...


Ben voyons ..! quand la diplomatie française est péniblement en panne au Moyen Orient, elle distribue des médailles , Comme Normal 1er , pour faire croire quelle existe encore ..! mais, pourquoi offrir ,"par exemple aussi", la légion d'honneur (d'origine Napoléonienne).. à un prince du pétrole saoudien /palmito...alors qu'il finance , entant que salafiste validé, Les projets salafistes et/ou wahhabites ...........................................................................? les socialistes français sont vraiment en fin de cycle....! 27 ans après le chute du mur de Berlin et l'implosion du paradis du socialisme en URSS (ex)...
09 h 10, le 15 novembre 2016