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Offensives

Sur la route de Mossoul, l’armée irakienne se rapproche de Nimrod

En Syrie, l'avancée dans la province désertique de Raqqa est freinée par une tempête de sable.

Les combats dans la province de Raqqa ont forcé plus de 5 000 personnes à fuir leur domicile, pour trouver refuge dans les zones reprises à l’EI par les Forces démocratiques syriennes. Et la crise humanitaire ne s’arrêtera pas là tant que les combats persisteront, craint l’Onu. Delil Souleiman/AFP

Les forces irakiennes progressaient, hier, vers la cité antique de Nimrod sur leur route vers Mossoul, tandis qu'une tempête de sable freinait l'offensive lancée contre Raqqa, le fief des jihadistes de l'État islamique (EI) en Syrie.
Située à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul, la cité de Nimrod est l'un des lieux historiques que l'EI a saccagés depuis son implantation en Irak et en Syrie. L'armée irakienne a annoncé que la 9e division blindée et les milices tribales Hachd al-Achaeri avaient pris hier Abbas Rajab, un village contrôlé par l'EI et situé à proximité de la ville antique. Elle n'a pas précisé si ces forces avaient l'intention de se rendre sur le site archéologique, joyau de l'Empire assyrien fondé au XIIIe siècle avant J.-C. le long du fleuve Tigre.
Au printemps dernier, des vidéos et des images satellite avaient témoigné des destructions provoquées au bulldozer, à la pioche ou à l'explosif par les jihadistes. L'un des monuments endommagés est le temple de Nabû, vieux de 2 800 ans et dédié au dieu mésopotamien de la sagesse et de l'écriture. Les jihadistes du groupe extrémiste avaient également pris pour cible la cité antique de Hatra, construite au IIe ou IIIe siècle avant
J.-C. et située également sur la route des forces irakiennes vers Mossoul.
Cette offensive pour reconquérir la deuxième ville du pays a ralenti sa progression ces derniers jours, les forces irakiennes consolidant les gains réalisés sur le terrain depuis le 17 octobre. Elles font face à une résistance déterminée des jihadistes, notamment dans les quartiers est de la ville peuplée majoritairement de musulmans sunnites.
À quelque 400 km à l'ouest, de l'autre côté de la frontière irako-syrienne, l'offensive des forces arabo-kurdes soutenues par Washington pour reconquérir Raqqa est perturbée par des vents de sable. « La situation est dangereuse aujourd'hui, car il n'y a aucune visibilité dans cette région désertique à cause de la tempête de sable », a confié un chef militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS). « Nous craignons que Daech (acronyme arabe de l'EI) en profite, s'infiltre et lance une contre-attaque », a ajouté ce responsable présent près de Aïn Issa, à 50 km de Raqqa. Faute d'une visibilité suffisante, l'aviation de la coalition internationale conduite par les États-Unis n'a pu mener de frappes précises sur des positions de l'EI.
Depuis le début de l'offensive Colère de l'Euphrate, « nous avons pu effectuer le tiers de la distance qui nous sépare de Raqqa. Notre stratégie vise à encercler l'ennemi avant de procéder à des opérations de ratissage », a expliqué Jihan Cheikh Ahmad, la porte-parole de l'opération. Elle a précisé que les FDS s'étaient emparées de 15 villages et hameaux. « Aujourd'hui, les combats se déroulent dans le village d'al-Hicha », tenu par l'EI, à environ 40 km au nord de Raqqa.

L'Onu préoccupée
Ces combats ont forcé plus de 5 000 personnes à fuir leur domicile pour trouver refuge dans les zones reprises à l'EI. En grande partie désertique, la province de Raqqa compte 800 000 habitants, selon Fabrice Balance, un géographe spécialiste de la Syrie. L'administration locale est mal équipée pour faire face à un afflux de déplacés. « Nous avons besoin d'une aide internationale, car nos capacités sont limitées et il n'y a pas de camp pour les accueillir alors que l'hiver approche », a déclaré Jihan Cheikh Ahmad. De son côté, l'Onu a exprimé sa « forte préoccupation » pour les habitants de Raqqa, qui, selon les informations disponibles, « ont des difficultés à assurer leurs besoins immédiats », car les accès à la ville « sont fortement limités par l'insécurité et les restrictions établies par l'EI ».
Ailleurs en Syrie, au moins 11 personnes – dont quatre enfants – ont péri hier dans des frappes aériennes contre deux localités rebelles à l'est de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). À Douma, principale ville de la banlieue de la capitale syrienne, fréquemment bombardée par le régime, un raid aérien a causé la mort de huit civils, dont trois enfants, tandis qu'à Sabqa, deux femmes et une fillette ont été tuées. L'armée syrienne mène depuis plusieurs semaines une offensive pour reprendre la banlieue de Damas, dont une partie lui échappe depuis plusieurs années. La guerre civile en Syrie a fait plus de 300 000 morts en cinq ans.

(Source : AFP)


Les forces irakiennes progressaient, hier, vers la cité antique de Nimrod sur leur route vers Mossoul, tandis qu'une tempête de sable freinait l'offensive lancée contre Raqqa, le fief des jihadistes de l'État islamique (EI) en Syrie.
Située à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul, la cité de Nimrod est l'un des lieux historiques que l'EI a saccagés depuis son...

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