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Moyen Orient et Monde - Offensives

Vingt civils tués dans un raid de la coalition à Raqqa

Les peshmergas poursuivent leur lente, mais indéniable, avancée sur Mossoul.

Un combattant peshmerga sécurisant sa position à Bachiqa, l’un des derniers verrous de l’EI, aux portes de Mossoul, qui a sauté mardi soir. Odd Andersen/AFP

Plusieurs civils sont morts lors de frappes de la coalition internationale dirigée par Washington près de Raqqa, bastion du groupe État islamique (EI) en Syrie vers lequel progressent des forces antijihadistes, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'offensive sur Raqqa est menée simultanément à une vaste attaque des forces irakiennes, soutenues elles aussi par la coalition internationale, pour reconquérir Mossoul, deuxième ville d'Irak et autre place forte de l'EI dans la région.
Selon l'OSDH, « 20 civils – dont neuf femmes et deux enfants – ont été tués » dans des frappes de la coalition, mardi dans la nuit, sur le village d'al-Hicha, à environ 40 km au nord de Raqqa. Au moins 32 autres ont été blessés, a ajouté cette organisation. D'après elle, le bilan total de civils tués depuis septembre 2014 en Syrie par des frappes de la coalition internationale s'élève désormais à 680 victimes, dont 169 enfants. Interrogée, la coalition a confirmé avoir mené des frappes dans le secteur d'al-Hicha, sans toutefois être en mesure d'établir sa responsabilité dans l'éventuelle mort de civils.
Le village, contrôlé par l'EI, a également été la cible d'un assaut des Forces démocratiques syriennes (FDS), l'alliance – dominée par les forces kurdes – qui mène l'offensive sur Raqqa à terre, baptisée « Colère de l'Euphrate ». Une porte-parole des FDS, Jihan Cheikh Ahmad, a démenti la mort de civils, estimant que « ces accusations sont le fait de l'EI ». Les FDS ont en outre affirmé que six jihadistes avaient été tués par les frappes de la coalition sur al-Hicha, précisant que l'EI empêchait les civils de quitter la localité pour qu'ils servent de « boucliers humains ». Les FDS se trouvent désormais à près de 35 km de Raqqa.
Ailleurs en Syrie, des tirs de rebelles ont tué huit civils – dont des étudiants – dans les quartiers prorégime d'Alep, toujours selon l'OSDH, tandis que des frappes ont fait huit morts – dont cinq enfants – dans un village de la province d'Idleb, tenue par les rebelles.

Les souterrains, dernier recours de l'EI
La coalition, qui comprend outre les États-Unis des pays comme la France ou la Grande-Bretagne, appuie des forces au sol en Irak et en Syrie dans l'espoir de chasser l'EI des deux dernières grandes villes qu'il contrôle. Le groupe extrémiste a perdu de larges territoires de son « califat », autoproclamé en 2014 dans les deux pays.
En Irak, précisément, les peshmergas – combattants kurdes irakiens – viennent de faire sauter l'un des derniers verrous de l'EI aux portes de Mossoul, en prenant la ville de Bachiqa. Toutefois, des poches de résistance y persistent, les jihadistes attaquant par l'un des nombreux tunnels qu'ils ont creusés. Pour ne pas abandonner leurs dernières positions, les combattants de l'EI utilisent ces voies souterraines afin de transporter des combattants et des kamikazes pour faire le plus de dégâts possible. Les jihadistes « se protègent des frappes aériennes de la coalition en se cachant dans les tunnels », explique ainsi le major général Iskandar Hajji, un commandant peshmerga. « Nous avons un problème avec ces tunnels : nous ne pouvons rien faire à part attendre que (les jihadistes) sortent pour pouvoir les combattre », ajoute-t-il. Et, au sud de Mossoul, d'autres unités peshmergas se rapprochent de la périphérie de la ville, après avoir pris lundi la ville de Hamam el-Alil, à près de 15 km.
Enfin, sur le plan humanitaire, plus de 41 000 Irakiens ont fui leur foyer depuis le début de l'offensive sur Mossoul, a indiqué hier l'Office des migrations internationales (OMI). Les organisations humanitaires craignent que l'opération, lancée le 17 octobre, n'entraîne un déplacement massif de plus d'un million de civils.
(Source : AFP)

Plusieurs civils sont morts lors de frappes de la coalition internationale dirigée par Washington près de Raqqa, bastion du groupe État islamique (EI) en Syrie vers lequel progressent des forces antijihadistes, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'offensive sur Raqqa est menée simultanément à une vaste attaque des forces irakiennes, soutenues elles aussi par la coalition internationale, pour reconquérir Mossoul, deuxième ville d'Irak et autre place forte de l'EI dans la région.Selon l'OSDH, « 20 civils – dont neuf femmes et deux enfants – ont été tués » dans des frappes de la coalition, mardi dans la nuit, sur le village d'al-Hicha, à environ 40 km au nord de Raqqa. Au moins 32 autres ont été blessés, a ajouté cette organisation. D'après elle, le bilan total de civils tués...
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