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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Le monde réagit avec inquiétude, prudence et froideur

Un manifestant devant l’ambassade américaine à Londres. Hannah McKay/Reuters

L'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche a été accueillie hier avec inquiétude et souvent froideur dans le monde, la Russie de Vladimir Poutine et les populistes européens s'en félicitant de leur côté.
Cette victoire « ne me réjouit pas », mais, « librement élu », M. Trump a droit « à ce qu'on lui donne une chance », a observé le président du Parlement européen, Martin Schulz.
Le président français François Hollande l'a félicité formellement, tout en relevant que cette élection ouvrait « une période d'incertitude ». Il a appelé l'Europe à resserrer les rangs, après les réactions enthousiastes du Premier ministre hongrois Viktor Orban, populiste de droite, et du président tchèque Milos Zeman. La chef de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen, qui a toutes les chances d'être au deuxième tour de la présidentielle de 2017, s'est félicitée d'une « bonne nouvelle ».
Vladimir Poutine, dont le pays entretient les pires relations avec les États-Unis depuis la guerre froide, et sur lequel M. Trump avait tenu des propos élogieux, l'a félicité – tout comme son homologue chinois Xi Jinping – et s'est dit « certain qu'un dialogue constructif sera établi » désormais avec Washington. L'ancien président soviétique et père de la Perestroïka Mikhaïl Gorbatchev a abondé dans ce sens, alors que le président ukrainien Petro Porochenko appelait au contraire M. Trump à continuer de lui apporter un soutien dans « la lutte contre l'agression russe ».
La chancelière allemande Angela Merkel a averti Donald Trump qu'une future « coopération étroite » entre leurs deux pays devrait se fonder sur les valeurs communes démocratiques et rappelé au président élu sa « responsabilité » au niveau mondial. Une réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères de l'UE a été convoquée dimanche à Bruxelles.
Au-delà des réactions convenues, certains cherchent à se rassurer. « Les liens UE-USA sont plus profonds que n'importe quel changement politique », a ainsi dit la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, tandis que le gouvernement français assurait que l'accord de Paris sur le climat ne pouvait plus être remis en cause.
Le leadership de
Washington est « plus important que jamais » face « à un nouvel environnement sécuritaire difficile », a aussi réagi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

D'autres guerres ?
Sur plusieurs continents, des dirigeants ont ravalé leurs critiques pour des félicitations prudentes, à l'instar du Premier ministre canadien Justin Trudeau qui s'est dit « impatient de travailler de très près »
avec M. Trump.
« Je suis sûr que tout ira bien », a affirmé le président conservateur du Brésil, Michel Temer.
En première ligne alors que Donald Trump a annoncé vouloir créer un mur à sa frontière sud financé par Mexico, le président mexicain Pena Nieto s'est borné à se dire « prêt à travailler » avec Donald Trump.
Le Vatican, par la voix de son n° 2, Mgr Pietro Parolin, l'a assuré de ses prières « afin que le Seigneur l'illumine et le soutienne au service de sa patrie, naturellement, mais aussi au service du bien-être et de la paix dans le monde ».
Dans les médias, le sentiment prédominant est l'inquiétude face à l'accession au pouvoir, dès janvier, d'un milliardaire populiste sans expérience politique.
« J'ai très peur. Va-t-il y avoir d'autres guerres ? L'Amérique va-t-elle attaquer les musulmans ? » s'interrogeait une militante indonésienne, Alijah Diete, faisant écho à des craintes ressenties dans le monde musulman. L'organisation Amnesty International a exhorté le futur président à abandonner sa rhétorique « venimeuse ».

Proche-Orient
Circonspecte, l'Autorité palestinienne a appelé Donald Trump à ne pas négliger le Proche-Orient. Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aux relations détestables avec Barack Obama, n'a pas caché sa joie, qualifiant le président élu de « véritable ami de l'État d'Israël ».
En estimant que Donald Trump ne pourrait pas revenir sur l'entente nucléaire de 2015 « entérinée » par l'Onu, l'Iran l'a cependant appelé « à respecter les accords » internationaux. Le Premier ministre irakien Haider el-Abadi a espéré quant à lui que le nouveau président élu des États-Unis, le républicain Donald Trump, poursuivra le soutien à son pays dans sa « lutte contre le terrorisme ».
Enfin, le roi Salmane d'Arabie saoudite a souhaité hier que Donald Trump apporte « la stabilité » au Moyen-Orient, théâtre de conflits et de désordres, dans un télégramme de félicitations au président élu des États-Unis. Le roi Salmane, 80 ans, loue les relations « historiques et étroites entre les deux pays amis que toutes les parties aspirent à développer et renforcer dans tous les domaines, dans l'intérêt des deux pays ». Le prince héritier Mohammad ben Nayef et le vice-prince héritier Mohammad ben Salmane ont adressé des messages similaires à Donald Trump.
(Source : AFP)

L'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche a été accueillie hier avec inquiétude et souvent froideur dans le monde, la Russie de Vladimir Poutine et les populistes européens s'en félicitant de leur côté.Cette victoire « ne me réjouit pas », mais, « librement élu », M. Trump a droit « à ce qu'on lui donne une chance », a observé le président du Parlement européen, Martin Schulz.Le président français François Hollande l'a félicité formellement, tout en relevant que cette élection ouvrait « une période d'incertitude ». Il a appelé l'Europe à resserrer les rangs, après les réactions enthousiastes du Premier ministre hongrois Viktor Orban, populiste de droite, et du président tchèque Milos Zeman. La chef de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen, qui a toutes les chances d'être au...
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les pays qui critiquent Trump , doivent faire attention car maintenant c'est le chef de l'état le plus important du monde

Talaat Dominique

18 h 46, le 10 novembre 2016

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Commentaires (1)

  • les pays qui critiquent Trump , doivent faire attention car maintenant c'est le chef de l'état le plus important du monde

    Talaat Dominique

    18 h 46, le 10 novembre 2016

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