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Moyen Orient et Monde - Offensive Sur Mossoul

Les troupes irakiennes renforcent leurs positions face à l’EI

Le nombre de déplacés irakiens fuyant les combats à Mossoul ne cesse d’augmenter. Bulent Kiliç/AFP

Les troupes irakiennes ont renforcé hier leurs positions aux portes de Mossoul, préparant l'assaut sur le bastion du groupe État islamique (EI).
Dans le village de Gogjali récemment repris à l'EI à la périphérie est de Mossoul, des camions transportant de l'artillerie et des combattants irakiens pour renforcer la ligne de front croisaient un troupeau de chèvres et de vaches mené par des civils fuyant dans le sens inverse. « Dieu merci nous avons enfin réussi à échapper à ces cochons de Daech (EI) », s'écrie un homme se présentant comme Mohammad. Il était perché sur un camion bondé de familles se dirigeant vers une zone sous contrôle kurde, où des organisations humanitaires construisent des camps pour les déplacés.
Les forces irakiennes dirigées par l'unité d'élite du contre-terrorisme (CTS) ont nettoyé les villages environnants et sont désormais positionnées à la périphérie de cette ville du nord de l'Irak.
Sur le terrain, les 8 000 hommes de la 9e division progressaient sans rencontrer de forte résistance dans le village d'Ali Rash, à 8 km au sud-est de Mossoul. « Devant la puissance de nos chars et de notre artillerie (...), l'ennemi a non seulement abandonné du terrain, mais il a aussi laissé derrière lui de l'équipement, des véhicules, des munitions », a indiqué leur commandant, le général Qassim al-Maliki. Il s'attend cependant à ce que les combats s'intensifient à Mossoul même, où entre 3 000 et 5 000 jihadistes seraient déployés.

L'appel de Baghdadi
Le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, est sorti d'un an de silence pour exhorter ses troupes à lutter jusqu'au martyre pour défendre Mossoul. « Ne vous repliez pas », lance une voix présentée comme étant celle de Baghdadi dans un message audiodiffusé hier par al-Furqan, un média affilié à l'EI. « Tenir ses positions dans l'honneur est mille fois plus aisé que de se replier dans la honte », assène-t-elle.
Baghdadi lance cet appel à la discipline à « tous les habitants de Ninive », la province où se trouve Mossoul, la plus grande ville jamais conquise par l'EI.
Il leur promet « la victoire » alors que les jihadistes sont en grande difficulté (voir par ailleurs).
Pour le Pentagone, le chef de l'EI est en train de perdre le contrôle de ses troupes. « C'est probablement le signe clair que ses capacités à diriger ses combattants et à communiquer avec eux ont été sévèrement diminuées », a estimé le colonel américain John Dorrian, porte-parole de la coalition internationale antijihadistes.

« Pieds nus »
Entre-temps, une journaliste de l'AFP a vu un nombre croissant de civils se diriger vers les zones reconquises par l'armée, portant peu ou pas d'affaires personnelles. « Des enfants sont arrivés pieds nus, sans assez de nourriture et d'eau », a indiqué Alvhild Stromme, de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), l'une des plus actives en Irak. L'ONG Save the Children évalue à 600 000 le nombre d'enfants présents parmi les plus de 1,2 million de personnes à Mossoul.
Soulagé, Ahmad Khalil, 52 ans, raconte avoir été, avec sa femme et ses trois enfants, « assiégés » dans leur maison « pendant trois jours ». « On n'a rien emporté avec nous, à part du pain et de l'eau. On a tout laissé derrière nous. » Raed Ali, 40 ans, estime, quant à lui, revenir « de la mort vers le monde des vivants » car « ça bombardait de partout ».
Plus de 21 000 personnes ont fui vers les zones contrôlées par le gouvernement depuis le 17 octobre, tandis que des milliers d'autres pourraient avoir été prises par l'EI pour servir de boucliers humains, selon l'Onu.
Amnesty International a par ailleurs affirmé que des miliciens irakiens avaient mené des « attaques punitives » dans des villages au sud-est de Mossoul, en « représailles des crimes commis par l'EI ».

(Source : AFP)

Les troupes irakiennes ont renforcé hier leurs positions aux portes de Mossoul, préparant l'assaut sur le bastion du groupe État islamique (EI).Dans le village de Gogjali récemment repris à l'EI à la périphérie est de Mossoul, des camions transportant de l'artillerie et des combattants irakiens pour renforcer la ligne de front croisaient un troupeau de chèvres et de vaches mené par des civils fuyant dans le sens inverse. « Dieu merci nous avons enfin réussi à échapper à ces cochons de Daech (EI) », s'écrie un homme se présentant comme Mohammad. Il était perché sur un camion bondé de familles se dirigeant vers une zone sous contrôle kurde, où des organisations humanitaires construisent des camps pour les déplacés.Les forces irakiennes dirigées par l'unité d'élite du contre-terrorisme (CTS) ont nettoyé les...
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