Ses personnages sont tristes, torturés, décalés, même s'ils sourient parfois, perdus dans un monde où ils ne semblent pas se retrouver. L'univers de Rafic Majzoub peut sembler sarcastique, désabusé, écorché, un peu comme l'artiste lui-même, comme son regard sur les êtres et sur lui-même. Il reste beau, puissant.
Il ne reste plus que deux jours pour découvrir l'exposition Room 11 et l'univers de Majzoub, à la galerie Art on 56th, qui s'achève le 5 novembre. Quelques jours pour apprécier sa technique mise au service d'une belle et sincère émotivité. Des visages griffonnés, griffés sur la toile, souvent accompagnés de mots et qui lui ressemblent un à un.
Né en 1971, graphiste et peintre, cet autodidacte qui a trouvé son style et sa place dans le paysage artistique local, trop libre pour être enfermé dans un vocabulaire précis, trop rebelle pour s'enfermer dans un genre, reste marginal ou plutôt en marge d'un art traditionnel et politiquement correct. Son tracé est nerveux, sa ligne présente, expressive, bavarde, intense. Tout comme ses mots, absurdes et touchants: « Une histoire courte... Room 11: pour une quelconque raison, un sourire sur mon visage, avec une légère peine, je suis heureux et triste, je ne sais pas de quoi je vais rêver et de quoi demain sera fait, et s'il sera. »
*Art on 56th, rue Youssef Hayeck, Gemmayzeh. Tel:
+961 1570331 / +961 70570333.
info@arton56th.com


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