Amar Saadani, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), a démissionné hier en Algérie. Farouk Batiche /AFP
Amar Saadani, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), a démissionné hier, quelques semaines après avoir accusé deux hautes personnalités algériennes d'avoir été des agents français.
Début octobre, Amar Saadani avait accusé le général Mohammad Mediène, qui fut pendant 25 ans le patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), les services de renseignements algériens, et l'ancien Premier ministre Abdelaziz Belkhadem, conseiller du président, d'avoir été autrefois des agents français.
Le numéro un du FLN, qui est un proche du président Abdelaziz Bouteflika, est coutumier des critiques envers les opposants, mais, en critiquant ouvertement les anciens de la guerre d'indépendance contre la France, il a franchi une ligne jaune, selon les analystes politiques. L'Algérie est toujours dirigée par la génération de ceux qui ont lutté pour l'indépendance contre la France, à commencer par le président Bouteflika, 79 ans, et le FLN domine la vie politique algérienne depuis l'indépendance en 1962. En présentant sa démission hier devant les membres du FLN, Amar Saadani, qui est âgé de 66 ans, a invoqué des raisons de santé. Il est remplacé par Djamel Ould Abes, 82 ans, un médecin proche de Bouteflika. Des élections législatives doivent se tenir en Algérie l'an prochain. « Le FLN, dont le véritable patron est Bouteflika, voulait s'assurer que les militants suivent ses instructions pour les prochaines élections, commente un dirigeant du parti. Or, Saadani semblait avoir pris son autonomie. »
(Sources : agences)

