L'Onu s'est félicitée mardi de l'annonce d'un arrêt des raids aériens syriens et russes sur la ville d'Alep, mais a averti qu'elle attendait des assurances de toutes les parties sur la sécurité avant d'y pénétrer avec de l'aide.
"Nous sommes bien sûr satisfaits s'il y a une réduction des combats (...) parce que cela protégera les civils", a déclaré Jens Laerke, porte-parole d'OCHA (bureau des Nations unies pour l'aide humanitaire), lors d'un point de presse.
Mais il a souligné que "lorsque les armes se taisent, nous avons besoin que toutes les armes soient silencieuses" avant qu'"une aide humanitaire d'urgence soit livrée dans la zone et que les malades et les blessés puissent être évacués".
"Nous avons besoin des assurances de toutes les parties au conflit. Pas simplement une annonce unilatérale", a-t-il insisté, sans révéler si l'Onu avait reçu de telles assurances des parties au conflit.
Les commentaires de M. Laerke font suite à l'annonce mardi par le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, que les frappes de l'aviation russe et syrienne avaient cessé "à 10h00" (07h00 GMT).
Le ministre a expliqué que cet arrêt anticipé des raids était "nécessaire pour la mise en œuvre de la pause humanitaire" de huit heures jeudi à Alep, devant permettre aux civils de quitter la ville.
Selon Sergueï Choïgou, "cela permettra la sortie en toute sécurité via six couloirs humanitaires des civils et l'évacuation des malades et des blessés de la partie est d'Alep".
L'Onu et l'Union Européenne ont accueilli avec satisfaction cette décision, mais ont souligné que la trêve de jeudi entre 08h00 et 16h00 locales devait être plus longue pour permettre la livraison de l'aide humanitaire.
"Nous continuons à réclamer une pause de 48 heures", a dit M. Laerke.
Il a indiqué que "l'Onu a un plan pour évacuer les malades et les blessés d'Alep-Est, mais n'a pas été impliquée dans les négociations" autour de l'annonce russe.
"Le déplacement des civils doit être fait sur une base volontaire, avec dignité et dans la sécurité, et ne doit pas interférer avec le plan d'évacuation de l'Onu", a-t-il averti.
Les 250.000 habitants des quartiers est d'Alep, aux mains des rebelles depuis 2012, sont soumis depuis le 22 septembre à un déluge de feu de l'aviation russe et syrienne, le régime de Bachar el-Assad ayant lancé une vaste offensive visant à reprendre la ville.
"Nous sommes bien sûr satisfaits s'il y a une réduction des combats (...) parce que cela protégera les civils", a déclaré Jens Laerke, porte-parole d'OCHA (bureau des Nations unies pour l'aide humanitaire), lors d'un point de presse.
Mais il a souligné que "lorsque les armes se taisent, nous avons besoin que toutes les armes soient silencieuses" avant qu'"une aide humanitaire d'urgence soit livrée dans la zone et que les malades et les blessés puissent être évacués"."Nous avons besoin des assurances de toutes les parties au conflit. Pas simplement une annonce unilatérale", a-t-il insisté,...


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