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Liban - Société Civile

Table ronde cet après-midi pour le 7e sit-in de Liban-Humaniste

Sans se lasser, et comme tous les mardis depuis le 30 août dernier, le groupe Liban-Humaniste, mené par Chibli Mallat, se retrouvera aujourd'hui, pour la septième fois, dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville, afin de réclamer, à travers le respect et l'application de la Constitution, le déblocage de l'élection présidentielle et la réactivation de la marche institutionnelle.

Au programme du jour, un sit-in et une table ronde à plusieurs voix, qui se tiendront dès 17h45 et seront retransmis en direct par la chaîne télévisée MTV. Outre Chibli Mallat, interviendront notamment les anciens ministres Mohammad Youssef Baydoun et Ibrahim Chamseddine, ainsi que Saoud el-Mawla, chercheur et professeur d'université. La parole sera également donnée, comme il est devenu de coutume, à chaque manifestant qui le souhaite, un peu comme dans le speaker's corner, situé à Hyde Park (Londres), connu pour être un lieu de débats où les citoyens s'expriment librement en apportant leurs idées sur un sujet évoqué.
Interrogé par L'Orient-Le Jour quant à l'axe autour duquel les discussions seront articulées, M. Mallat a surtout nommé « le thème général de sensibilisation à la culture constitutionnelle » mais aussi l'importance de l'application uniforme et précise des règles de la Constitution. Il a cité à cette occasion un cas de figure qui pourrait se présenter lors de la prochaine échéance présidentielle, prévue le 31 octobre. « Supposons que les députés présents ce jour-là dans l'hémicycle soient au nombre de 90. La question est de savoir combien de voix devrait obtenir un candidat à la présidentielle pour qu'il puisse accéder à la tête de l'État : 45+1 ou 64+1 ? Autrement dit, est-ce la majorité absolue des votants ou plutôt la majorité absolue des (128) membres du Parlement qui serait prise en considération ? »
Ainsi, il apparaît clairement que dans ses manifestations, le groupe Liban-Humaniste cherche à faire remuer les méninges pour parvenir à converger vers une application objective et cohérente des clauses constitutionnelles.

Les démarches auprès des responsables
Mais loin de se cantonner à initier des réunions créatives où les participants émettent des idées constructives, le groupe n'a de cesse d'entreprendre des démarches auprès de responsables, internationaux ou locaux, dans une volonté de les inciter à soutenir leur objectif de réaliser enfin l'échéance présidentielle.
Outre la chef de la Délégation de l'Union européenne, Christina Lassen, qu'il a rencontrée il y a une dizaine de jours et pressée d'agir pour une accélération de l'élection d'un chef de l'État, une délégation de Liban-Humaniste s'est entretenue mercredi dernier avec la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Sigrid Kaag. « Mme Kaag s'est montrée très réceptive, mettant en exergue la nécessité de l'élection présidentielle, à l'ombre de la situation économique et sociale du pays, grevée de l'afflux des déplacés syriens », a affirmé, dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, M. Mawla, qui faisait partie des visiteurs. Rappelant que « la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies, rédigée en juillet, ainsi que les ambassadeurs des cinq grandes puissances, réunis le mois dernier, ont pressé toutes les parties politiques de faciliter l'élection présidentielle », M. Mawla a affirmé que son groupe a saisi ce contexte favorable pour exhorter Mme Kaag à « œuvrer auprès de la société internationale afin de faire rédiger une nouvelle déclaration dans le même sens ».
Côté interne, les membres de Liban-Humaniste s'étaient rendus mardi dernier auprès de l'ancien président de la République Michel Sleiman et du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. « Nos deux hôtes nous ont, chacun de son côté, encouragés à poursuivre l'exercice de la pression démocratique en vue de réaliser l'échéance institutionnelle », a noté M. Mawla, qui a par ailleurs indiqué que sa formation a reçu de M. Sleiman une invitation permanente à participer aux réunions hebdomadaires du Rassemblement pour la République qu'il préside. Une coordination qui se concrétise encore plus par la décision prise par l'ancien président de la République d'envoyer un représentant aux réunions du mardi de Liban-Humaniste.
Quant à la réunion avec le patriarche maronite, M. Mawla a notamment rapporté la suggestion faite par sa formation à Mgr Raï de convoquer les instances judiciaires compétentes, notamment le Conseil constitutionnel, en vue de s'enquérir des démarches susceptibles d'être entreprises pour poursuivre les députés boycotteurs, sachant que la Constitution interdit aux députés de manquer plus de deux fois aux séances parlementaires sans présenter des motifs valables de leur absence.
Les activistes « humanistes » ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin : ils voudraient être reçus par le président du Parlement, Nabih Berry, ainsi que par le chef du gouvernement, Tammam Salam. Et également par l'ambassadeur iranien, Mohammad Fateh Ali, et le chargé d'affaires saoudien, Walid el-Boukhari, qui représentent, eux, « les décideurs régionaux ».
Et comme le 22 novembre est la date-emblème de l'Indépendance, Chibli Mallat et ses collaborateurs comptent bien choisir ce jour-là pour rassembler auprès d'eux tous ceux qui croient fort en la restitution du pouvoir de la Constitution et crier ensemble les valeurs de liberté que cette loi suprême incarne.

Sans se lasser, et comme tous les mardis depuis le 30 août dernier, le groupe Liban-Humaniste, mené par Chibli Mallat, se retrouvera aujourd'hui, pour la septième fois, dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville, afin de réclamer, à travers le respect et l'application de la Constitution, le déblocage de l'élection présidentielle et la réactivation de la marche institutionnelle.
Au programme du jour, un sit-in et une table ronde à plusieurs voix, qui se tiendront dès 17h45 et seront retransmis en direct par la chaîne télévisée MTV. Outre Chibli Mallat, interviendront notamment les anciens ministres Mohammad Youssef Baydoun et Ibrahim Chamseddine, ainsi que Saoud el-Mawla, chercheur et professeur d'université. La parole sera également donnée, comme il est devenu de coutume, à chaque manifestant qui le souhaite, un peu...
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