Boutros Harb hier à Kfar Abida. Photo Ani
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a assuré hier que sa position concernant la présidentielle sera dictée par les « principes » auxquels il croit, ajoutant qu'il s'oppose au fait de « suivre le troupeau » dans le cadre de ce dossier.
« La position que je prendrai au niveau du dossier de la présidentielle ne contredira pas mes positions antérieures, même si je vais être seul, a dit M. Harb. Ce ne sera pas la première fois que je serai seul à m'opposer à une tendance générale, parce que je ne crois pas au fait de suivre le troupeau », a-t-il ajouté, critiquant ainsi le soutien de plusieurs forces politiques à la candidature de Michel Aoun, dont le plus attendu est celui de Saad Hariri. Ce dernier devrait annoncer, dans les jours qui viennent rappelle-t-on, s'il continue d'appuyer la candidature de Sleiman Frangié ou s'il a opté pour le général Aoun.
« Nous vivons aujourd'hui une étape délicate de notre histoire politique et un changement dans l'histoire du Liban. Cela fait deux ans et demi que nous sommes sans président de la République et nos institutions, notre pays et notre présence mêmes sont en train de s'effondrer », a indiqué M. Harb, qui s'exprimait lors de l'inauguration d'un stade sportif à Kfar Abida.
« Face à ces dangers, tout le monde essaie de trouver des solutions qui pourraient permettre de sauver le pays. J'espère que ces solutions n'entreront pas en contradiction avec les principes auxquels nous croyons. Nous demandons que la responsabilité de ce pays soit assumée par des personnes capables de travailler pour le bien du Liban et non pas pour servir leurs intérêts personnels », a souligné le ministre des Télécoms.


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