Achraf Rifi, se recueillant sur la sépulture de son compagnon de route, Wissam el-Hassan. Photo Ani
Le ministre démissionnaire de la Justice Achraf Rifi a tiré à boulets rouges sur le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun, en affirmant que « jamais un candidat du 8 Mars n'entrera au palais présidentiel de Baabda », avant de confier qu'il œuvre de toutes ses forces pour empêcher cela d'arriver.
« En toute franchise, nous travaillons constamment afin de barrer la route à toute personne qui se conforme à l'axe syro-iranien au sein de la République libanaise », a indiqué M. Rifi, qui s'est rendu samedi au port de Tripoli pour réaffirmer son soutien à cette infrastructure essentielle à la grande ville du Nord. « Nous ne remettrons pas ce pays à l'Iran et au régime syrien et nous travaillons pour qu'un candidat du 14 Mars puisse être élu à la présidence. Dans le pire des cas, nous accepterons un candidat neutre, mais nous tenons à dire à ceux qui pensent que nous allons accepter l'accession d'un candidat du 8 Mars à la présidence qu'ils vivent dans l'illusion », a poursuivi M. Rifi.
« Mon interprétation des événements tout comme mes informations me permettent de dire que (le candidat du 8 Mars) ne sera pas élu à la prochaine séance électorale et ceux qui se font ce genre d'illusions vont droit dans le mur, car aucun candidat du 8 Mars ne mettra les pieds à Baabda », a-t-il souligné.
L'ancien directeur des Forces de sécurité intérieure (FSI) s'est par ailleurs recueilli hier à Beyrouth sur la sépulture de son camarade, l'ancien directeur des services de renseignements des FSI, Wissam el-Hassan, assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Achrafieh le 19 octobre 2012. Il s'est également recueilli devant la sépulture de Rafic Hariri et celle de Mohammad Chatah, assassinés respectivement le 14 février 2005 et le 27 décembre 2013 dans des attentats à la voiture piégée.
En soirée, M. Rifi a quitté Beyrouth à destination d'Istanbul, en Turquie.


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22 h 42, le 17 octobre 2016