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Liban - Drame

Ghazir fait ses adieux à trois victimes de l’assassin de Achkout

Jean Youssef Hebballah et son fils Jean-Paul, deux des quatre victimes du tueur, Tony Abboud. Photo Ani

C'est dans la stupeur que Ghazir a fait ses derniers adieux samedi aux trois membres de la famille Hebballah, Jean, son épouse Isabelle Edmond Chidiac, et leur fils, Jean-Paul, assassinés jeudi par leur voisin, Tony Abboud, à Achkout où ils résidaient, pour une bête histoire de chiens. Tristes et en deuil, une foule d'habitants de Ghazir et de Achkout ont accompagné les trois cercueils à l'église Notre-Dame Habchieh de Ghazir, au son des youyous et de la fanfare, où le curé de la paroisse, le père Ziad el-Achkar, a prié pour le repos de leurs âmes, avant de les inhumer. La cérémonie s'est déroulée en présence des représentants du ministre de la Justice, Assaad Béchara, du chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Roger Azar, et du chef des Forces libanaises, Joseph Khalil. Parmi l'assistance, les membres du conseil municipal de Ghazir, présidé par Charles Haddad.
« La tristesse et la douleur nous oppressent », a dit pour l'occasion M. Haddad, à l'issue de la cérémonie religieuse, faisant part de l'incrédulité des habitants. « Nous avons honte », a-t-il ajouté, se demandant « comment un être humain, membre de la Sûreté générale de surcroît, peut en arriver à ce stade de sauvagerie, en tuant aussi facilement des personnes pacifiques, avec autant de sang-froid, au moyen d'une arme appartenant à l'État. Une arme qui était censée les protéger ». « Ghazir vit aujourd'hui une catastrophe sans précédent », a-t-il poursuivi, invitant la justice à faire son devoir et à rendre justice.

Développements
Sur le plan des développements de l'affaire, le ministre démissionnaire de la Justice, le général Achraf Rifi, a contacté l'avocat général près la Cour de cassation, le juge Samir Hammoud, l'invitant à « faire régner la justice avec fermeté » et à prendre « toutes les mesures légales » pour que l'assassin soit sanctionné. De son côté, l'avocat de la famille Hebballah, Me Georges Khoury, a porté plainte auprès de la gendarmerie de Rayfoun, demandant à la justice de faire appliquer « la peine la plus lourde, autrement dit la peine capitale » à l'encontre du criminel, sur base de l'article 549 du code pénal, estimant qu'il s'agit d'un « crime prémédité ». Le juge d'instruction près la cour de justice du Mont-Liban, Rami Abda, sera donc chargé du dossier, et non pas la cour militaire, l'assassin ayant commis son quadruple meurtre à un moment où il n'était pas en service.

C'est dans la stupeur que Ghazir a fait ses derniers adieux samedi aux trois membres de la famille Hebballah, Jean, son épouse Isabelle Edmond Chidiac, et leur fils, Jean-Paul, assassinés jeudi par leur voisin, Tony Abboud, à Achkout où ils résidaient, pour une bête histoire de chiens. Tristes et en deuil, une foule d'habitants de Ghazir et de Achkout ont accompagné les trois cercueils à l'église Notre-Dame Habchieh de Ghazir, au son des youyous et de la fanfare, où le curé de la paroisse, le père Ziad el-Achkar, a prié pour le repos de leurs âmes, avant de les inhumer. La cérémonie s'est déroulée en présence des représentants du ministre de la Justice, Assaad Béchara, du chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Roger Azar, et du chef des Forces libanaises, Joseph Khalil. Parmi l'assistance, les...
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