À l'issue de la réunion de la commission parlementaire de la Santé publique et des Affaires sociales, le président de la commission, le docteur Atef Majdalani, a affirmé hier que « le Liban ne peut assumer, à lui seul, les besoins des réfugiés ». « La communauté internationale doit l'aider », a-t-il souligné, invitant les donateurs à répondre à l'appel du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies.
« Le HCR réclame 100 millions de dollars par an pour parvenir à assurer les soins de santé des réfugiés », a-t-il rappelé. Le député a toutefois regretté que la communauté internationale n'ait pas respecté les engagements pris à la Conférence de Londres. « Seuls 30 % des promesses de dons ont été concrétisées », a-t-il déploré, ajoutant que le Liban héberge plus d'un million et demi de réfugiés. Un chiffre qui est en augmentation vu le nombre élevé de naissances parmi la population réfugiée. « Le nombre de naissances parmi la population réfugiée est bien plus important que le nombre de naissances libanaises », a noté le Dr Majdalani, observant que 79 % des réfugiés sont des femmes et des enfants.
La réunion s'est tenue en présence des députés Michel Moussa, Walid Khoury, Assem Araji, Riad Rahhal, Tony Abou Khater, Ali Mokdad et Kassem Abdel Aziz. Elle a également vu la présence notamment du président de l'ordre des médecins de Beyrouth, le docteur Raymond Sayegh, et des représentants du HCR, Nabil Frem et Michael Wedzen.
Liban - Parlement
Majdalani : Le Liban ne peut assumer les besoins de santé des réfugiés
OLJ / le 14 octobre 2016 à 00h00


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